David Guillerm

Blog-notes du Finistère - Politique locale - Écologie - FrenchTech - Culture

Une intervention consensuelle et démago de Nicolas Sarkozy

Publié le 13 Juillet 2010 par David Guillerm in France

Notre Président est intervenu hier soir sur France 2 dans un entretien d’une heure avec le journaliste David Pujadas.  Cet entretien très consensuel, lisse et préparé laisse penser à une émission de propagande où le journaliste ne contredit jamais son interlocuteur. Nicolas Sarkozy aura un bel effet de style en paraissant posé contrairement à son habitude. Pourtant, le fond reste le même.

Sur l’affaire Bettencourt, le chef de l’Etat à joué la « transparence » en expliquant que son ministre était clair comme de l’eau de roche. Mais même si l’IGF a blanchit le ministre sur une partie des accusations, il reste malgré tout de nombreux soupçons ailleurs.

 Cette affaire aura également remit en scène le bouclier fiscal qui aura permit à Madame Bettencourt de récupérer 30 millions d’euros en 2008 ce qui équivaut à 2500 ans de SMIC, là-dessus rien d’anormal pour le Président.

Le discours du Président n’a pas non plus changé sur sa vision du développement de la France et de l’économie. Son discours reste le même « nous devons être compétitifs » ce qui signifie pour lui baisser le nombre de fonctionnaires, le nombre de services publics, et le niveau de vie des Français. La politique du gouvernement reste et restera un nivellement vers le bas.

Enfin, le Président s’est voulu le défendeur des Français en expliquant à quel point son « métier » était dur. Pourtant, Il n’a rien fait pour rassurer et reste positionné sur sa stratégie de la peur afin d’espérer avoir le soutien de la population française. Les grands thèmes de 2007 sont ressortis : sécurité, immigration, délocalisation… mais à force de l’entendre en parler et de voir aucun changement, voir des dégradations, les Français n’ont plus confiance en le chef de l’Etat.

Dommage que David Pujadas ait été incapable de mettre le Président devant ses contradictions le laissant déverser un message "démago" aux Français.

Commenter cet article