David Guillerm

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Daniel Cohn-Bendit et Sylvie Goulard dans une Tribune Commune pour l'Europe sociale et écologique

Publié le 17 Septembre 2009 par David Guillerm dans Europe

Circulez, y a rien à voir. L'Union européenne (UE) choisit le président de la Commission pour les cinq ans à venir mais, surtout, parlons-en le moins possible. Les élections européennes ont été une occasion ratée de mener ce débat : les enjeux nationaux ont dominé la campagne tandis que les partis socialistes européens se gardaient de proposer un candidat qui aurait pu incarner le renouveau. Et cela continue, sous la pression des vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement qui, dans une belle unanimité, poussent à la reconduction de José Manuel Barroso. Sa famille - le Parti populaire européen (PPE), l'UMP en France - est arrivée en tête aux élections ; elle constitue le plus grand groupe parlementaire. Le Parlement n'aurait plus qu'à avaliser ce choix. Circulez, y a rien à voir ? Pas si sûr.

Le changement climatique s'accélère. Le monde traverse une crise économique et sociale d'une violence inégalée. Des tentations protectionnistes mettent en péril le marché intérieur au moment où se creusent des déficits abyssaux qui, à terme, pourraient saper l'euro. L'absence de politiques communes sociales et fiscales européennes a nourri de justes interrogations contre l'Union européenne. Le contexte est exceptionnel. Et tout ce que les 27 gouvernements proposent, c'est de prendre le même et de recommencer !


Aucun bilan de l'action de M. Barroso n'a été dressé. Si, sous sa présidence, certains dossiers ont avancé, comme par exemple le paquet énergie climat, la Commission a souvent capitulé devant les égoïsmes nationaux, quand elle n'a pas manqué à son devoir d'initiative, freinant notamment, des années durant, la régulation des services financiers. Sous prétexte de "mieux légiférer", sa Commission n'a, dans bien des domaines, pas légiféré du tout, comme par exemple en matière de transport routier ou de mutualité. Loin de nous rassurer, le fait que le candidat ait le soutien des Vingt-Sept a de quoi inquiéter. Il est le plus petit dénominateur commun ; il séduit parce qu'il ne dérange pas. Pilotant une institution où chaque Etat envoie désormais son "représentant", il se garde bien de fâcher ceux qui le font roi. Nous avons bien conscience que, dans une Union à vingt-sept, hétérogène, le "job" est difficile. Raison de plus pour bien choisir le titulaire.


Le dilemme qui, depuis les origines, caractérise l'intégration européenne reste d'actualité : certains prétendent qu'une vague coordination des politiques des Etats suffit pour donner naissance à une Europe forte. C'est une illusion. L'Europe intergouvernementale n'est qu'un ersatz d'Europe, une supercherie, une Union "bidon" qui n'impressionne personne à Washington ou à Pékin.


Qu'on les aime ou pas, les politiques communautaires (concurrence, commerce international, environnement), tout comme l'euro, existent et sont respectées dans le monde entier. Le reste, c'est du vent ! Les chômeurs cherchent en vain les emplois que la "méthode ouverte de coordination", chère à M. Barroso, devait apporter. Les Russes se délectent de nos divisions en matière énergétique et diplomatique. Avec la montée en puissance du G20, José Manuel Barroso risque d'être de plus en plus le simple secrétaire général des Etats, les "grands" pays défendant seuls leurs intérêts, les "petits" n'ayant plus qu'à se chercher des "protecteurs". Retour au XIXe siècle.


Avons-nous inventé la Communauté puis l'Union européenne pour en arriver là ? Est-il possible que les Français et les Allemands cautionnent cette terrible régression ? Relisez Monnet ! Lisez les remarquables Memos to the New Commission ("Mémos pour la nouvelle Commission ") que le centre de recherches indépendant Bruegel vient de publier, sous la direction d'André Sapir (www.bruegel.org). Ce groupe d'économistes de toute l'Europe tire la sonnette d'alarme : l'UE est à la croisée des chemins. Ou elle reprend le chemin de l'union véritable, en adoptant, face à la crise et au changement climatique, une approche commune, intégrée, ou, à terme, elle est condamnée.

Lisez l'appel de Mario Monti, ancien commissaire à la concurrence et au marché intérieur qui, dans

 Le Monde du 8 juin dernier, plaide pour "relancer l'Europe en réconciliant marché et social", par un pacte refondateur. En redonnant à l'UE une raison d'être, en permettant des politiques sociales et écologiques actives, ce pacte serait propre à reconquérir le coeur des citoyens. Toutes ces idées sont infiniment plus riches que les Orientations politiques pour la prochaine Commission rédigées par M. Barroso. Or nul ne pourra dire que ce sont là de dangereux gauchistes, des irresponsables, contestant la victoire du PPE aux dernières élections !


Le temps presse. Voulons-nous bâtir une économie de marché sociale, écologique ? M. Barroso le dit mais peut-être, comme le loup, montre-t-il "patte blanche" pour rentrer dans la bergerie. Il multiplie les références pour rassurer les brebis Vertes, centristes ou de gauche : "services publics", "économie sociale de marché", "ressources propres", "durabilité". La lecture attentive du document nous laisse sur notre faim. Pour un vrai "agenda de transformation", il en faudrait beaucoup plus : ainsi, M. Barroso met en oeuvre le plan coordonné de sortie de crise adopté l'an dernier ; il ne propose pas de plan automobile ou bancaire européen ni de création d'un superviseur financier unique, comme aux Etats-Unis (les Américains sont sans doute d'autres dangereux gauchistes). Il évoque une "décarbonisation de notre approvisionnement en électricité et du secteur des transports", sans dire comment y arriver. Sur l'agriculture ou la lutte contre le crime organisé, il ne dit quasiment rien.


Nous connaissons trop les talents inouïs de camelot de M. Barroso pour lui accorder le bénéfice du doute. Avec un programme censé être proeuropéen, il a conquis le nouveau groupe ECR (des conservateurs et réformateurs européens), composé de conservateurs britanniques, de Polonais du parti Droit et Justice et de Tchèques eurosceptiques. En son temps, Jacques Delors était insulté par les eurosceptiques britanniques. C'était meilleur signe.


Cette affaire cache une question importante pour l'avenir de l'Europe : sommes-nous encore à l'ère de la diplomatie ou la démocratie est-elle prise au sérieux par les dirigeants européens ? L'UE est une construction originale, une union d'Etats et de peuples où deux organes, le Conseil représentant les Etats et le Parlement, décident ensemble. En dépit de réformes nombreuses, voulues par les Etats, allant toutes dans le sens du renforcement du Parlement, le Conseil persiste à rechercher une unanimité mollassonne. Il a voulu faire passer en force son candidat dès la première séance du Parlement, en juillet, sans débat. Maintenant, les gouvernements pressent pour que le vote de désignation intervienne le 16 septembre, sous le régime du traité de Nice, au lieu d'attendre trois semaines, ce qui permettrait, si les Irlandais votent oui, d'appliquer le traité de Lisbonne, levant ainsi des doutes juridiques.


Au Parlement, il est vrai, de prendre ses responsabilités. Pour l'assemblée européenne qui ne brille pas toujours par son souci de l'intérêt supérieur européen, c'est un test. Trop de députés, prisonniers de schémas de pensée nationaux, écoutent docilement les "instructions" venues des capitales, même les plus surprenantes. Ainsi, les socialistes espagnols vont, nous dit-on, soutenir M. Barroso "par solidarité ibérique". Olé ! Trop de responsables ont pris goût à des petits arrangements entre groupes politiques, faisant primer leurs ambitions personnelles. Conseil, Commission, Parlement, toutes les institutions doivent prendre leur part de responsabilité dans la défiance dont l'UE fait l'objet. Nous aurons l'Europe que nous méritons. Notre vote contre M. Barroso n'est pas une bataille contre un homme ni un parti, c'est la défense d'une certaine conception de l'UE.


Daniel Cohn-Bendit est coprésident du groupe des Verts au Parlement européen ;

Sylvie Goulard est députée européenne (ADLE).

Le Monde.

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Corinne Lepage publie un Livre Gratuit sur Internet

Publié le 16 Septembre 2009 par David Guillerm dans France

Retrouvez ci-dessous une interview de Corinne Lepage réalisée par le magazine Marianne et traitant de la sortie de son livre.

Lepage : «le gouvernement a un discours schizophrène sur Internet!»

La vice-présidente du Modem publie un livre, Entre colère et espoirs, en version payante et gratuite pour montrer qu'il existe des alternatives à la Hadopi pour financer la culture. Elle s'inquiète par ailleurs de l'arrivée de Lopsi 2 et Herisson, des projets de loi menaçant les libertés sur Internet.


A l'occasion du retour à l'Assemblée nationale de la loi Création et Internet, la vice-présidente du Modem Corinne Lepage publie en version gratuite et en format payant un recueil de ses chroniques sur France culture, entre Colère et espoirs. Une façon pour elle de démontrer la viabilité de modèles alternatifs pour la rémunération des auteurs que celui de la Hadopi, qu'elle juge rétrograde.

Marianne2.fr : Pourquoi avoir publié votre ouvrage dans ce double format de livre payant et de fichier gratuit ?

Le fait de publier des chroniques n'est pas très original en soi, j'ai donc choisi de suivre la pensée de Pierre Mendès-France : «gouverner c'est prévoir.» Il n'est pas très difficile de prévoir en politique : c'est vrai pour la gestion de la crise mais aussi pour la Hadopi, que le gouvernement prépare depuis plusieurs années. Et pourtant, cette loi ne va pas améliorer le sort des créateurs, bien au contraire.Corinne Lepage :

 

«Je voulais montrer qu'on pouvait associer diffusion gratuite et protection du droit d'auteur.»

Il faut rémunérer les œuvres de l'esprit, sans quoi nous nous faisons le lit d'une culture de masse d'abêtissement. Mais dans la société de la connaissance, il faut trouver canaux pour diffuser la création et le savoir, comme nous cherchons à le faire dans l'économie en général. Je voulais montrer que l'on pouvait associer diffusion gratuite et protection du droit d'auteur.

Comment le gouvernement pourrait-il selon vous favoriser des modes de rémunération alternatifs?

Les solutions alternatives sont encore modestes mais elles pourraient se développer. Aujourd'hui, pour télécharger des fichiers sur Internet, nous payons la connexion Internet, l'ordinateur... Pourquoi ne pas augmenter la taxe pour rémunérer un peu mieux les créateurs ? Le concept ne me gène pas. Le vrai problème du web, ce sont les mouchards et les systèmes de surveillance qui menacent la liberté des internautes.

Depuis le début de la polémique sur les propos de Brice Hortefeux, Internet a très mauvaise presse au gouvernement. Certains n'hésitent pas à l'accuser de «menace pour la démocratie» comme Jean-François Copé. Que pensez-vous de ce discours ?

Le gouvernement a un discours complètement schizophrène : il faut en protéger certains et en fliquer d'autres. Les images de Brice Hortefeux n'ont pas été enregistrées par un quidam avec son téléphone portable : elles ont été filmées par une équipe de télévision qui s'est vu refuser la diffusion de la séquence par une chaîne publique. Il s'agit d'un grave problème de liberté d'expression !

 

«Avec Lopsi 2 et Herisson, le gouvernement menace bien plus nos libertés que celles de Brice Hortefeux.»

D'un autre côté, ce qu'on prépare sur Internet est bien pire que ce qu'a subit Monsieur Hortefeux. Avec Hadopi, on pourra désormais couper l'accès à Internet, alors qu'en période de pandémie de grippe A, ce sera le seul accès des jeunes à leurs cours ! Lopsi 2 et Herisson sont en préparation depuis un an : ces systèmes de surveillance sont tellement sophistiqués qu'à l'époque, on disait que ça n'arriverait jamais. Nous aurions pu prévoir mais désormais, ils sont là.

Pensez-vous que Frédéric Mitterrand maîtrise le dossier de la Hadopi ?

Peut-être qu'il sait ce qu'est Internet mais il défend surtout son poste. Il a très vite endossé les habits du ministre sarkozyste et, à ce titre, il ne se différencie guère de son prédécesseur.

 
http://www.corinnelepage.eu/

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Isabelle Le Bal "C'est nous le Centre"

Publié le 15 Septembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne

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Isabelle Le Bal "On a souvent été suivi"

Publié le 14 Septembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne

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Isabelle Le Bal "Voter ce qui est juste pour la Bretagne"

Publié le 13 Septembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne

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Isabelle Le Bal "Je suis au MoDem par conviction"

Publié le 12 Septembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne

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Interview exclusive d'Isabelle Le Bal

Publié le 11 Septembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne

Isabelle Le Bal est une Conseillère Régionale du Mouvement Démocrate. Son action n'est plus à vérifier au Conseil Régional comme sur le terrain à Quimper où elle réside. Dans un entretien vidéo, celle-ci se dévoile et explique le bilan du MoDem au Conseil Régional de Bretagne.

Isabelle Le Bal sera-t-elle la candidate du MoDem aux régionales de 2010 dans le Finistère? ou la tête de liste de la région Bretagne?

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Algues vertes : prévenir plutôt qu’essayer de guérir

Publié le 10 Septembre 2009 par David Guillerm dans environnement


Jeudi 20 Aout 2009, le gouvernement français a décidé de regarder le problème des algues vertes en Bretagne en face. Ceci fait suite à la découverte de la mort d’un cheval, du malaise de son cavalier et d’un rapport officiel de l’Ineris prouvant la dangerosité de ces algues. Ainsi, François Fillon avait une occasion de montrer l’engagement du gouvernement en faveur de l’environnement prit lors du grenelle de l’environnement. Cette journée fut une grande déception pour les bretons et le milieu associatif.


En effet, les collectivités locales dépensent chaque année plus de 500 000 euros pour ramasser 60 000 m3 d’algues vertes. Les mesures annoncées par le gouvernement pour enrayer ces dépenses sont illusoires.


Le gouvernement propose 3 points : l’Etat prendra en charge le nettoyage des plages qui sont les plus touchées (simple transfert des charges des collectivités vers l’Etat), il va mettre en place une mission interministérielle pour bâtir un plan d’action contre la prolifération des algues vertes (ce qui reste assez vague), enfin, il va chercher des solutions efficaces de ramassage et de protection de la population.


Le seul élément concret que notre 1e ministre ait su donner lors de sa visite en Bretagne fut qu’il existait un projet d’expérimentation du ramassage d’algues en pleine mer. Cette action sera pourtant anecdotique et bien insuffisante pour relever le défi des algues vertes.


Il est dommage de constater qu’il faut toujours des morts avant de faire réagir les autorités mais enfin, l’Etat a pris conscience du problème des algues vertes après 20 ans d’échouage…


Un point positif lors de cette journée fut cependant l’idée du droit à l’expérimentation exigée par la région qui semble avoir fait son chemin apportant un soutient à la régionalisation.


Régler le problème à la source


La visite de François Fillon en Bretagne avec d’autres ministres fut donc décevant car le problème des algues vertes n’est pas pris à la source et on voudrait nous faire croire que nous devrions nous adapter à un monde où les algues vertes seraient un mal nécessaire avec lesquelles il faudrait vivre.


Nous savons pourtant que ces algues sont dues à un trop fort taux de nitrate dans l’eau de nos rivières se déversant dans nos mers, à cause de l’agriculture et de l’élevage. Le problème est donc ciblé. Le but n’est pas de faire couler une profession ou une autre mais d’avancer tous ensemble pour améliorer nos pratiques dans le cadre du développement durable.


Des solutions existent


Aujourd’hui, des solutions existent et le gouvernement ne semble pas vouloir les voir.


Nous devons soutenir la reconversion agricole pour de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement. Ce soutien ne pourra se faire que sur des projets concrets et sur des moyens financiers importants. Ainsi, les normes environnementales doivent être plus strictes (taux de nitrates…).


De plus, l’uniformisation de nos pratiques aux échelles régionales, nationales, européennes voir mondiales n’est pas toujours logique avec les réalités du terrain. Nous devons adapter les dates d’autorisations d’épandages de lisier. En effet, des dates mal ajustées sont catastrophiques pour l’eau de nos rivières si les plantes n’ont pas besoins de ce lisier. Nous devons également et cela dans la mesure du possible, réfléchir à de nouvelles méthodes de traitement du lisier.


Enfin, nous devons réfléchir à une agriculture locale et non pas mondialisée. De nombreuses associations environnementales, déçus par François Fillon, ont sorti un manifeste pour un changement des pratiques agricoles.


Ces associations prônent ainsi la culture de la luzerne au détriment de celle du maïs en Bretagne car c’est une plante beaucoup plus riche en protéines que le maïs et qu’elle absorbe considérablement les nitrates du sol (cf expérience effectuée à Vittel dans les Vosges où la luzerne à réduis de 10mg/L le taux de nitrates).


C’est seulement en agissant sur la production de nitrate et sa concentration dans le sol et l’eau que nous pourrons agir durablement sur les algues vertes et leur prolifération.

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Plusieurs ténors PS, dont Royal, saisissent la main tendue de Bayrou

Publié le 9 Septembre 2009 par David Guillerm dans France


PARIS — Plusieurs ténors PS dont Ségolène Royal ont saisi mardi la main tendue de François Bayrou pour un "dialogue", tandis que Claude Bartolone, proche de Martine Aubry, voit un infléchissement dans la position du président du MoDem mais attend sa confirmation par l'ensemble de ce parti.


François Bayrou a précisé mardi matin les conditions du dialogue qu'il avait proposé dimanche à l'opposition pour préparer une "alternance crédible", suggérant un travail public au sein d'un "parlement" où les partis seraient représentés par des personnalités de leur choix.


Ségolène Royal s'est dite "disponible" pour rencontrer le président du MoDem: "Je suis disponible. Pourquoi pas? C'est pas interdit de rencontrer François Bayrou", a déclaré l'ex-candidate à la présidentielle. "L'alternance se fait forcément avec les centristes. J'ai toujours pensé cela", a ajouté Mme Royal qui avait défendu cette position au Congrès de Reims contre tous les autres courants.


Le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, a également apporté son soutien "total et entier" à la proposition du député des Pyrénées Atlantiques, qui, selon lui, va "permettre un débat constructif dans la clarté, la transparence et le respect de l'identité de chacun".


Membre du courant "L'Espoir à gauche", qui avait accueilli au côté de Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, lors des journées d'été à Marseille, M. Rebsamen estime que "la confrontation des idées" favorise "le rassemblement nécessaire à l'alternance" et propose d'"associer" à ce débat le radical de gauche Jean-Michel Baylet et l'ex-leader communiste Robert Hue.


Vincent Peillon, leader de l'Espoir à gauche, se "réjouit" aussi que depuis Marseille les choses aient "beaucoup bougé". Organisateur des journées de Marseille, l'eurodéputé entend récidiver en organisant "fin octobre-début novembre" une rencontre à Dijon allant des communistes au MoDem et axée sur l'éducation.


Favorables à un dialogue avec le Mouvement démocrate pour "parler des convergences et des divergences", des proches de François Hollande estiment, de leur côté, qu'il faut débattre des sujets "délicats" comme "la politique économique, sociale ou fiscale, pour voir s'il y a accord".


Claude Bartolone, proche de la première secrétaire Martine Aubry, constate auprès de l'AFP, qu'"il y a un bougé de la part de François Bayrou", mais "maintenant ce dont on a besoin c'est de savoir s'il s'agit d'un bougé personnel de François Bayrou ou de l'ensemble du MoDem".


"J'attends le congrès du MoDem pour voir ce qui va réellement en sortir", notamment en vue des régionales, "on ne va pas tomber dans une situation où les MoDem régionaux discutent avec les uns ou les autres, et choisissent là des alliances avec les socialistes, ailleurs non", ajoute-t-il.


"Il y des tonalités différentes dans cette organisation, certains venant de la droite", insiste le député de Seine-Saint-Denis.


Le MoDem doit fixer sa stratégie électorale entre la mi-octobre et la mi-novembre, avant son Congrès extraordinaire les 5 et 6 décembre à Arras.


Mme Aubry n'a pas encore répondu à l'offre de dialogue de M. Bayrou.

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