David Guillerm, Président MoDem Finistère

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Politique éphémère et faits divers : Nicolas Sarkozy vu de l'étranger

Publié le 28 Décembre 2011 par David Guillerm dans France

La chaine Arte nous a récemment proposé un documentaire très interessant. Dix-huit correspondants étrangers ont ainsi été interrogés dans ce documentaire pour nous exprimer la vision qu'ils avaient et que l'étranger avait de la politique de Nicolas sarkozy.

 

Après cinq ans de mandat, le bilan de celui qui était présenté comme "l'homme de la rupture" est terrible : "Il n'a jamais pris sa fonction au sérieux. Il s'est cru plus important que sa fonction de président", estime John Litchfield, du quotidien britannique The Independent.

 

On retrouve dans ce documentaire de nombreuses images des cinq dernières années : du discours de Dakar en juillet 2007 à celui de Grenoble en 2010, des sommets internationaux aux expulsions de camps de Roms, tous ces événements sont commentés avec lucidité et parfois une pointe de cruauté par ces correspondants étrangers.

 

Pour ces correspondants, les dérapages, la "pipolisation" et la communication grossière de Sarkozy gâchent le crédit accordé à Nicolas Sarkozy. Le pire étant la stigmatisation des Roms. "Dégueulasse", "pitoyable", "minable", "ignoble", sont les termes forts peu diplomatiques employés par les correspondants étrangers sur ce chapitre peu glorieux du quinquennat.

 

Brouillon, agité, éphémère, Sarkozy aura géré la France au jour le jour. Il aura annoncé 300 réformes et n'en aura fait que 2...

 

"Looking for Nicolas Sarkozy" est un documentaire à voir absolument, je vous propose de le découvrir ici.


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Livre blanc sur l'orientation en France

Publié le 26 Décembre 2011 par David Guillerm dans Jeunes Démocrates

orientation.jpgLes Jeunes Démocrates présidé par François-Xavier Pénicaud, porte parole jeune de François Bayrou, ont publié le 15 décembre un livre blanc consacré à l'orientation en France. Ce projet vise à apporter des propositions dans le débat ainsi qu'à la campagne présidentielle de François Bayrou. En effet, l'orientation est un axe majeur sur lequel la France doit faire des efforts afin d'améliorer son dynamisme et son développement économique.

 

Ainsi, cette publication est la première d'une série de sept livres blancs, qui porteront sur des thèmes différents que les JDem considèrent comme essentiels. La publication de ces livres sera progressive et régulière jusqu'à la fin du mois de février.

 

Le pôle dédié aux Formations, à l'enseignement supérieur et à la recherche est donc le premier à publier son livre blanc. Celui-ci a été réalisé autour de rencontres avec plusieurs personnalités et responsables qui ont été auditionnés tels que le sociologue Bernard DESCLAUS, l'association ATD Quart Monde, des responsables de CIO, un conseiller du Ministre de l'éducation nationale, des enseignants, ainsi que plusieurs personnalités du MODEM comme Fadila MEHAL ou Alain DOLIUM.

 

Ce projet de 7 livres des Jeunes Démocrates mérite d'être mis en avant, c'est pourquoi je vous invite à lire celui-ci et à le partager autour de vous.

 

cliquer ici pour télécharger le livre blanc en PDF

 


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Amendement sur la Réunification de la Bretagne, un vrai cadeau de Noël ?

Publié le 24 Décembre 2011 par David Guillerm dans Bretagne

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L'amendement déposé à l'initiative de Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d'Armor et de François de Rugy, député Europe Écologie-LesVerts de Loire-Atlantique en vue de faciliter la réunification de la Bretagne a été adopté, il y a quelques jours. Dans les députés présents lors de ce vote, seize ont voté pour et neuf contre.


Ce vote permet d’éclaircir le déroulement d’une possible réunification de la région. Il vise, notamment, à modifier l'article L4122-1-1 du code général des collectivités territoriales pour permettre à un département qui souhaite changer de région administrative de demander l'organisation d'un référendum local sur son territoire, sans que les autres départements de sa région puissent l'en empêcher. L'initiative appartiendrait donc au département intéressé par un changement de rattachement. Il suffirait donc d’avoir un cinquième des conseillers généraux, soutenu par un dixième des électeurs inscrits, pour demander un référendum sur le rattachement.


Un cadeau de Noël électoraliste


Je ne doute pas des convictions de Marc Le Fur sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne mais avouons-le malheureusement, cet amendement, à la fin du quinquennat de Sarkozy où rien n’aura été fait dans ce sens, est bien électoraliste. D’ailleurs, on peut même douter de son efficacité car il sera peut-être retoqué lors du vote au Sénat. Comme le dit Bruno Joncour, maire de Saint-Brieuc et membre du comité stratégique de campagne de François Bayrou, la réunification « ne doit pas se transformer, à cinq mois d'une échéance capitale pour notre pays, en un concours électoraliste du meilleur"réunificateur"»,


L’UMP et le PS sont des machines d’élus bien installés qui ne feront pas la réunification. On l’a vu avec la majorité présidentielle qui est au pouvoir depuis bientôt de 10 ans, et les élus du PS se sont clairement positionnés contre cette réunification par la voix de Jean Marc Ayrault, Maire socialiste de Nantes, ou Jacques Auxiette, Président du Conseil Régional des Pays de Loire.


L’élection Présidentielle est le point du changement


L’élection de 2012 sera l’occasion de départager franchement les candidats et leurs positions. Il faudra également observer les équipes qui porteront ses candidats. Comme je l’ai écrit, je ne crois pas à une modification des frontières de la Bretagne administrative par le Parti socialiste ou l’UMP.


Je sais par ailleurs qu’il existe quelques voix dissonantes au sein de mon mouvement concernant cette modification structurelle, mais nous avons à la tête de celui-ci un homme, François Bayrou, candidat à la Présidentielle de 2012, qui s’est à plusieurs reprises positionné pour cette réunification. Mieux encore, les élus et responsables MoDem de Bretagne et Loire-Atlantique sont clairement pour La Bretagne à 5 départements.


En fin de compte, je ne comprends pas que des élus tels que Marc Le Fur ou encore Jean-Yves Le Drian continuent à soutenir des mouvements qui se positionnent dans l’ensemble contre la moindre modification des frontières régionales. Les bretons doivent s’unir pour le changement. Encore une fois, l’objectif devrait être à l’union.


Des ambitions européennes


J’approuve aussi Bruno Joncour lorsqu’il affirme que «La réunification de la Bretagne et de la Loire-Atlantique ne saurait être vue que comme un règlement de compte historique ou un repli identitaire ». Nous devons réfléchir de manière globale à notre développement. Si la réunification doit avoir lieu, c’est bien parce que la Bretagne culturelle et économique est une réalité.


Il nous faut pareillement réfléchir au niveau européen. L’enjeu de la réunification doit se faire dans une réforme de nombreuses régions de France afin d’agrandir celles-ci et d’augmenter leur poids et leur dynamique au sein de l’Union Européenne. L’Europe se régionalise de plus en plus économiquement et la France a sa carte à jouer. L’échelon régional est le meilleur en termes d’aménagement économique du territoire.

 

Le chemin vers une Bretagne à 5 départements est encore long. Chaque action allant dans ce sens apporte une avancée, mais le plus important est encore à faire. J’espère comme beaucoup que l’amendement de Le Fur et De Rugy passera au Sénat mais c’est loin d’être sûr. La Présidentielle sera l’occasion d’accélérer le changement, à condition que les bretons le veuillent…

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Facebook, notre future carte d’identité numérique

Publié le 22 Décembre 2011 par David Guillerm dans Web

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Tous les experts high-tech le diront, Facebook est aujourd’hui devenu incontournable sur le web. Les internautes passent une majorité de leur temps de connexion sur le réseau social et les entreprises s’y sont installées en masse pour capter leur attention.


La plateforme américaine pourrait d’ailleurs devenir prochainement notre carte d’identité numérique. En effet, chacun y laisse ses informations essentielles et la base de données de Facebook est capable de segmenter ses inscrits en d’innombrables catégories.


Plus encore, de multiples sites donnent aujourd’hui la possibilité de prendre Facebook comme base d’identification à l’image de Dailymotion ou même Myspace. Une certaine résistance se met tout de même en place avec des projets libres comme Diaspora ou des concurrents tels que Google+ mais le plus célèbre réseau social est partout et apparait même sur les publicités télévisés « devenez fan ».


De plus, le facebooking a aujourd’hui largement pris la place de la googlelisation des profils. On va jeter un coup d’œil sur les profils des personnes que l’on rencontre. Les employeurs regardent ceux de leurs candidats. Facebook est entré dans nos vies à tel point que chaque profil est devenu un passeport personnel.


Cette place prépondérante de Facebook dans les réseaux sociaux est à l’image de Google dans les moteurs de recherche. Cependant, la question de la protection des données personnelles sur le réseau social pose toujours des problèmes. En effet, Facebook a pour modèle  économique la publicité et dispose des profils de ses inscrits pour que les sociétés réalisent de la publicité personnalisée.


Devrons-nous à l’avenir contrôler ce que nous diffusons sur internet pour ne pas risquer le moindre faux-pas et d’être catégorisé ? L’Internet libre est presqu’une farce si l’on observe que la quasi-totalité du système est piloté par des entreprises. Seuls quelques irréductibles continuent à promouvoir le libre et la liberté de la toile.


On ne laisse pas aujourd’hui la possibilité aux internautes de choisir de manière transparente l’utilisation de leurs données sur de nombreux sites. Il est absolument nécessaire à l’avenir que les internautes fassent poids dans les décisions concernant le web afin d’éviter de nombreux lobbyings d’intérêts économiques de construire la toile avec leurs seules recettes. La Quadrature du Net et d’autres y veillent, soutenons-les.

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Les Idées-cadeaux originales et engagées de Noël 2011

Publié le 19 Décembre 2011 par David Guillerm dans France

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Cette semaine, nous sommes dans la dernière ligne droite avant Noël. Je vais d’ailleurs travailler dans une des boutiques de ma boite et je sens déjà qu’il va y avoir du boulot. Les français ont attendu pour acheter leurs cadeaux et vont maintenant commencer à se presser.

 

 Ce n’est pas toujours facile de trouver les bons cadeaux ou les bonnes idées qui rendront tout le monde heureux au pied du sapin. Cette année, on peut tout de même être inspirée par l’actualité. Les véritables idées-cadeaux de 2011 seront originales et engagées.

 

Acheter « Made in France » et « Made in Europe »


L’engagement pour notre économie sera sans aucun doute celui d’acheter des produits fabriqués en France qu’ils soient d’une marque française ou étrangère. Comme François Bayrou l’a dit, L’intérêt est bien de soutenir les emplois du pays. On  peut ainsi porter à l’échelle nationale ce qui existe déjà depuis longtemps en Bretagne avec le label engagé « Produit en Bretagne ».

 

A défaut de trouver un produit fabriqué en France, on pourra toujours sélectionner des produits fabriqués dans l’Union européenne.

 

Des cadeaux originaux


En plus d’être engagés, les cadeaux pourront être originaux. C’est fou de voir qu’on produit encore pas mal de choses en France. A l’image de Décathlon qui a relancé il y a quelques temps sa production de vélos en France, ou d’autres marques qui n’ont jamais délocalisé, on trouve encore de nombreux produits fabriqués dans le pays qu’il faut soutenir.

 

Du coup, il y a plusieurs sites internet qui ont vu le jour pour faire la promotion du « Made in France ». On peut trouver dessus, à l’image de La Fabrique hexagonale de nombreuses idées-cadeaux dans l’informatique, l’équipement de la maison, le sport, etc. On a aussi Pro France qui soutient les marques françaises ou encore le site Madine France.

 

Si l’originalité ne vient pas, il y a toujours la possibilité de se tourner vers des classiques comme le vin. Les viticulteurs français connaissent des moments difficiles comme beaucoup d’autres métiers mais celui-ci plus que tous autres (excepté peut-être celui de fromager !) fait notre fierté. Les merveilles de notre terroir sont à la portée de tous les tire-bouchons alors buvons français !

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La France va perdre son triple A

Publié le 15 Décembre 2011 par David Guillerm dans France

Le gouvernement français s’est essayé à une irréelle carrière de contorsionniste depuis le début de la semaine. Après avoir longtemps dramatisé une perte du précieux triple A, nos ministres cherchent depuis quelques jours à préparer les français à une dégradation imminente de la note de la dette française.  Nathalie Kosciusko-Morizet nous a même balancé ce matin sur France Info un « on peut vivre sans le triple A ».


Cette perte qui se traduirait sans aucun doute par une hausse des taux d'intérêt et donc de notre dette déjà de plus de 1650 milliards d'euros serait un coup dur pour le gouvernement et le Président Sarkozy. Il a d’ailleurs donné le ton lundi dans une interview au Monde, assurant que «ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable».

 

Si la dégradation de la note de la France n’est plus si importante, nous serions donc en droit de demander des comptes au gouvernement qui nous a fait passer la pilule de deux plans de rigueur ces dernières semaines sous prétexte que ce tripe A était vital pour le pays.

 

Et effectivement, cette note est extrêmement importante. La comparaison de NKM de la France avec les USA pour minimiser la perte prochaine de ce sésame est inquiétante car nous n’avons pas la même structure économique que ce pays.

 

Pire, cette minimisation montre à quel point la politique selon Sarkozy et son gouvernement se résume à du court terme et à des intérêts électoraux plutôt qu’aux intérêts durables des français. Le premier budget de la France est déjà aujourd’hui le remboursement des intérêts de la dette, qu’en sera-t-il si les taux augmentent ?

 

J’espère que le gouvernement essayera de maintenir son objectif de maintien du triple A.

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Syrie : le gouvernement retient Razan Ghazzawi - الحرية لرزان غزاوي

Publié le 14 Décembre 2011 par David Guillerm dans Monde

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Je n’avais pas eu le temps de le faire avant. Voici mon relais de l’appel lancé par le blog A perdre la raison suite à l'arrestation par l'armée syrienne de Razan Ghazzawi. Cette blogueuse travaille comme attachée de presse au Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression. C’est l’une des rares blogueuses syriennes à publier sous son propre nom.


Alors que la Syrie s’était engagée à libérer ses prisonniers politiques, elle s’est faite arrêter le 4 décembre dernier. La contestation en Syrie entre demain, jeudi 15 décembre, dans son 10e mois. Les violences dans  le pays continuent et il est difficile de connaître exactement l’ampleur de celles-ci.


De nombreux blogueurs du monde entier réclament la remise en liberté immédiate de Razan Ghazzawi. Je m’associe donc modestement à cet appel. Cependant, la libération de cette femme engagée ne saurait être suffisante face aux dérives du pouvoir syrien en place. Il est grand temps que la communauté internationale réagisse pour stopper les violences.


Pour suivre les réactions à l'arrestation de Razan Ghazzawi :

Son compte twitter est http://twitter.com/RedRazan

Une page Facebook a été créée à la suite de l’évènement

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Durban : la maison brûle, on regarde ailleurs

Publié le 11 Décembre 2011 par Carole Guillerm dans environnement

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« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » disait Boileau. Il semble en aller de même en ce qui concerne les négociations climatiques. Voilà déjà six ans que se sont engagées les négociations sur la suite à donner au Protocole de Kyoto, seul accord à imposer des objectifs chiffrés de réduction ou de limitation des gaz à effet de serre. A l’époque un groupe de travail fut spécialement établi pour parvenir à de nouveaux engagements d’ici à 2009. La date était essentielle. Il fallait parvenir à un accord en 2009 afin de pouvoir le signer lors de la conférence de Copenhague, avant que le processus de ratification ne soit entamé par chacun des Etats parties au Protocole. L’idée alors était d’éviter le « vide » entre deux périodes d’engagement. La Conférence de Copenhague se termina sans que le moindre accord soit conclu, psychodrames à l’appui. Les négociations ont donc continué, le groupe de travail fut reconduit.

 

A l’époque il restait encore trois ans avant la fin de la première période d’engagement. Aujourd’hui les heures sont comptées. La première période se termine le 31 décembre 2012. Autrement dit, si aucun accord n’est conclu d’ici là, le 1er janvier 2013 les Etats parties au Protocole (Japon, UE, Russie pour ne citer qu’eux) n’auront plus le moindre engagement chiffré de réduction de gaz à effet de serre !

 

Ce protocole n’était déjà pas la panacée. Non ratification des Etats-Unis, aucun objectifs chiffrés imposés aux pays émergents (et principalement le gros pollueur qu’est la Chine), absence d’efficience des mécanismes de sanction (le Canada n’a ainsi pas respecté ses objectifs sans être inquiété). Il n’en demeure pas moins que ce Protocole se voulait un instrument de lutte contre le réchauffement climatique avec un objectif de limitation à 2C° et qu’il gravait dans le marbre des objectifs individuels. Ainsi l’UE s’est-elle voulue moteur dans cette lutte. Ce n’est pas tout, le Protocole, sur cette base instaure des mécanismes de marché, permet les investissements dans les projets faiblement émetteur de carbone (les MDP), etc.

 

A la suite de Copenhague, Cancun. L’objectif était différent alors. Il s’agissait de restaurer la confiance, de construire le dialogue. Ce fut fait. Durban, devait passer à la vitesse supérieure, à un an de l’échéance fixée par le Protocole de Kyoto, il fallait trouver un accord ! Qu’importe la forme : faire perdurer le Protocole sur des objectifs légèrement retouchés, trouver un nouvel accord avec des objectifs définis par les Etats eux mêmes, écrire un nouvel accord avec les émergents et les Etats-Unis. Bref sauver la face, et surtout sauver la planète de l’élévation du niveau des mers, de la disparition d’écosystèmes, d’inondations, de dégradations des sols , des pénuries alimentaires, d’épidémies, de migrations des réfugiés climatiques. Sauver Tuvalu, mais aussi les Pays-Bas.

 

L’enjeu est, était de taille. Mais les Etats parties et non parties (Etats-Unis en tête) n’ont pu qu’illustrer la discorde. Les paroles rassurantes des diplomates n’y changeront rien.

 

Certes le Protocole de Kyoto perdure. Mais aucun objectif chiffré n’a été négocié. Un accord symbolique donc ? Oui fortement, même si ceci permet de conserver les mécanismes que met en place le Protocole. Mais faute d’objectif de réduction les Etats n’auront aucune incitation. Pourquoi aller investir dans les technologies et énergies propres s’il n’y a pas de carotte économique et / ou financière ?

 

Sonnons nous en cette fin de Conférence le glas d’un régime juridique international du climat ? Non, les citoyens du monde ne le supporteraient pas. Mais ce dimanche 11 décembre 2011 se termine avec une pointe d’amertume. Les négociations sur la lutte  contre le changement climatique renvoient sine die la conclusion d’objectifs chiffrés. Autrement dit : l’avenir est bien flou et la lutte climatique sans objectifs s’impose avec fatalisme.

 

A trop remettre l’ouvrage sur le métier, on oublierait presque que l’objectif est de finir cet ouvrage…

 

Un article de Carole Guillerm, Présidente des Jdem29. Elle a déjà eu l'occasion de travailler sur le Protocole de Kyoto au sein du Ministère des Affaires Etrangères.


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Le peuple russe se réveille

Publié le 11 Décembre 2011 par David Guillerm dans Monde

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Après les élections législatives du 4 décembre qui semblent avoir été entachés de nombreuses irrégularités, les russes ne semblent pas vouloir se laisser faire et ont décidé de faire pression sur le régime de Vladimir Poutine.


 Hier, des manifestations sans précédent de l'opposition russe ont eu lieu dans toute la Russie pour contester la victoire aux législatives de son parti Russie Unie. Ce mouvement est le 1er de cette ampleur depuis l'arrivée au pouvoir en 2000 de l'ex-agent du KGB, Vladimir Poutine. Il aurait réuni à Moscou près de 50.000 à 80.000 personnes selon des estimations indépendantes (25.000, selon la police) et plusieurs milliers de manifestants dans une cinquantaine de villes du pays.


On peut se demander si nous observons à l’heure actuelle un véritable réveil des citoyens russes dans la lignée des révolutions arabes. Les russes semblent lassés de la distribution du pouvoir à une petite élite corrompu et bien installé. L’opposition surfe sur la vague.


Ainsi, l'un des leaders de l'opposition, l'ancien ministre Boris Nemtsov, a indiqué dimanche à la radio Kommersant FM que de nouvelles manifestations étaient prévues les 17, 18 et 24 décembre.


Les russes réclament l'organisation de nouvelles élections et ne veulent pas d’un retour de Vladimir Poutine à la tête de l’Etat. Cette mobilisation intervient à moins de trois mois de la présidentielle du 4 mars, à laquelle il a annoncé sa candidature pour faire son retour au Kremlin où il pourrait rester théoriquement jusqu'en 2024.


Malgré cette mobilisation, on peut douter, au regard de l’histoire, que le pouvoir en place vacille. Les prochaines semaines seront décisives.

 

 

 

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