David Guillerm

Blog-notes du Finistère - Politique locale - Écologie - FrenchTech - Culture

Durban : la maison brûle, on regarde ailleurs

Publié le 11 Décembre 2011 par Carole Guillerm dans environnement

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« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » disait Boileau. Il semble en aller de même en ce qui concerne les négociations climatiques. Voilà déjà six ans que se sont engagées les négociations sur la suite à donner au Protocole de Kyoto, seul accord à imposer des objectifs chiffrés de réduction ou de limitation des gaz à effet de serre. A l’époque un groupe de travail fut spécialement établi pour parvenir à de nouveaux engagements d’ici à 2009. La date était essentielle. Il fallait parvenir à un accord en 2009 afin de pouvoir le signer lors de la conférence de Copenhague, avant que le processus de ratification ne soit entamé par chacun des Etats parties au Protocole. L’idée alors était d’éviter le « vide » entre deux périodes d’engagement. La Conférence de Copenhague se termina sans que le moindre accord soit conclu, psychodrames à l’appui. Les négociations ont donc continué, le groupe de travail fut reconduit.

 

A l’époque il restait encore trois ans avant la fin de la première période d’engagement. Aujourd’hui les heures sont comptées. La première période se termine le 31 décembre 2012. Autrement dit, si aucun accord n’est conclu d’ici là, le 1er janvier 2013 les Etats parties au Protocole (Japon, UE, Russie pour ne citer qu’eux) n’auront plus le moindre engagement chiffré de réduction de gaz à effet de serre !

 

Ce protocole n’était déjà pas la panacée. Non ratification des Etats-Unis, aucun objectifs chiffrés imposés aux pays émergents (et principalement le gros pollueur qu’est la Chine), absence d’efficience des mécanismes de sanction (le Canada n’a ainsi pas respecté ses objectifs sans être inquiété). Il n’en demeure pas moins que ce Protocole se voulait un instrument de lutte contre le réchauffement climatique avec un objectif de limitation à 2C° et qu’il gravait dans le marbre des objectifs individuels. Ainsi l’UE s’est-elle voulue moteur dans cette lutte. Ce n’est pas tout, le Protocole, sur cette base instaure des mécanismes de marché, permet les investissements dans les projets faiblement émetteur de carbone (les MDP), etc.

 

A la suite de Copenhague, Cancun. L’objectif était différent alors. Il s’agissait de restaurer la confiance, de construire le dialogue. Ce fut fait. Durban, devait passer à la vitesse supérieure, à un an de l’échéance fixée par le Protocole de Kyoto, il fallait trouver un accord ! Qu’importe la forme : faire perdurer le Protocole sur des objectifs légèrement retouchés, trouver un nouvel accord avec des objectifs définis par les Etats eux mêmes, écrire un nouvel accord avec les émergents et les Etats-Unis. Bref sauver la face, et surtout sauver la planète de l’élévation du niveau des mers, de la disparition d’écosystèmes, d’inondations, de dégradations des sols , des pénuries alimentaires, d’épidémies, de migrations des réfugiés climatiques. Sauver Tuvalu, mais aussi les Pays-Bas.

 

L’enjeu est, était de taille. Mais les Etats parties et non parties (Etats-Unis en tête) n’ont pu qu’illustrer la discorde. Les paroles rassurantes des diplomates n’y changeront rien.

 

Certes le Protocole de Kyoto perdure. Mais aucun objectif chiffré n’a été négocié. Un accord symbolique donc ? Oui fortement, même si ceci permet de conserver les mécanismes que met en place le Protocole. Mais faute d’objectif de réduction les Etats n’auront aucune incitation. Pourquoi aller investir dans les technologies et énergies propres s’il n’y a pas de carotte économique et / ou financière ?

 

Sonnons nous en cette fin de Conférence le glas d’un régime juridique international du climat ? Non, les citoyens du monde ne le supporteraient pas. Mais ce dimanche 11 décembre 2011 se termine avec une pointe d’amertume. Les négociations sur la lutte  contre le changement climatique renvoient sine die la conclusion d’objectifs chiffrés. Autrement dit : l’avenir est bien flou et la lutte climatique sans objectifs s’impose avec fatalisme.

 

A trop remettre l’ouvrage sur le métier, on oublierait presque que l’objectif est de finir cet ouvrage…

 

Un article de Carole Guillerm, Présidente des Jdem29. Elle a déjà eu l'occasion de travailler sur le Protocole de Kyoto au sein du Ministère des Affaires Etrangères.


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Le peuple russe se réveille

Publié le 11 Décembre 2011 par David Guillerm dans Monde

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Après les élections législatives du 4 décembre qui semblent avoir été entachés de nombreuses irrégularités, les russes ne semblent pas vouloir se laisser faire et ont décidé de faire pression sur le régime de Vladimir Poutine.


 Hier, des manifestations sans précédent de l'opposition russe ont eu lieu dans toute la Russie pour contester la victoire aux législatives de son parti Russie Unie. Ce mouvement est le 1er de cette ampleur depuis l'arrivée au pouvoir en 2000 de l'ex-agent du KGB, Vladimir Poutine. Il aurait réuni à Moscou près de 50.000 à 80.000 personnes selon des estimations indépendantes (25.000, selon la police) et plusieurs milliers de manifestants dans une cinquantaine de villes du pays.


On peut se demander si nous observons à l’heure actuelle un véritable réveil des citoyens russes dans la lignée des révolutions arabes. Les russes semblent lassés de la distribution du pouvoir à une petite élite corrompu et bien installé. L’opposition surfe sur la vague.


Ainsi, l'un des leaders de l'opposition, l'ancien ministre Boris Nemtsov, a indiqué dimanche à la radio Kommersant FM que de nouvelles manifestations étaient prévues les 17, 18 et 24 décembre.


Les russes réclament l'organisation de nouvelles élections et ne veulent pas d’un retour de Vladimir Poutine à la tête de l’Etat. Cette mobilisation intervient à moins de trois mois de la présidentielle du 4 mars, à laquelle il a annoncé sa candidature pour faire son retour au Kremlin où il pourrait rester théoriquement jusqu'en 2024.


Malgré cette mobilisation, on peut douter, au regard de l’histoire, que le pouvoir en place vacille. Les prochaines semaines seront décisives.

 

 

 

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François Bayrou excite la gauchosphère

Publié le 8 Décembre 2011 par David Guillerm dans Web

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La candidature à la présidentielle de François Bayrou, annoncée hier, aura fait pas mal de bruit dans les médias français provoquant d’un bord politique comme de l’autre, de nombreuses réactions. Il est clair que sa 3e candidature ne laisse personne de marbre et tout le monde se rappelle son score de 19% atteint en 2007.


Nadine Morano, l’insupportable porte-flingue de Sarkozy a tenu à affirmer que « François Bayrou était très clairement dans notre famille politique », histoire de brouiller un peu plus les pistes plutôt que de laisser le principal concerné s’exprimer lui-même.


Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande s’est également exprimé « M. Bayrou est un homme respectable. Il a avec François Hollande une relation personnelle qui est cordiale mais ce n'est pas un candidat de gauche ».  Trop drôle, Bayrou n’a jamais voulu être désigné comme un candidat de gauche puisqu’il défend une position centrale dans l’intérêt des français.


Même Eva Joly, la candidate des Verts a reconnu la stature du candidat Bayrou « homme de constance et de courage »

 

Je ne sais ce que vous en pensez, mais perso, j’ai l’impression que l’UMP, les Verts comme le PS ne savent pas trop comment réagir face à François Bayrou, tout le monde reconnait ses compétences mais chacun espère qu’une chose, qu’il ne monte pas trop dans les sondages.

La gauchosphère est au taquet  

Il y a quand même un endroit où l'on « tape » un peu sur cette candidature. L’Hérétique aura provoqué le mouvement en répertoriant quelques blogs pro-Bayrou. Du coup, les collègues de la gauchosphère ont décidé d’exhiber leurs atouts et s'est partageons mon avis qui montre l’exemple histoire de fanfaronner gaiement au jeu du « j’en ai plus dans le pantalon que toi ».


Mais c’est surtout lorsque Bayrou a présenté sa candidature officiellement que Yann Savidan, A perdre la raison et d'autres blogueurs socialistes ont commencé à ironiser sur celui qu’ils aimeraient voir comme un « petit candidat » où à se marrer histoire de ne pas prendre trop cette candidature au sérieux. C’est vrai que ça en arrangerait pas mal qu’il ne réitère pas sa campagne de 2007 et qu’ainsi les français votent pour leur Caramel Pudding allemand… A bon entendeur. L’Hérétique n’avait sans doute pas tort lorsqu’il pointait la mauvaise foi inébranlable de la gauchosphère.


En tout cas, on sent que la campagne commence sur le web et dans la blogosphère. On aura bientôt nombres d’articles à lire et à rédiger pour le plus grand bonheur des lecteurs. D’ailleurs, la Bayrousphère va très prochainement être réactivée et à nouveau opérationnelle. Affaire à suivre…

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François Bayrou peut battre Sarkozy et Hollande

Publié le 7 Décembre 2011 par David Guillerm dans France

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François Bayrou annonce officiellement aujourd’hui  sa candidature à l’élection présidentielle de2012 lors d’une déclaration aux français qu’il fera à 16h30 à la Maison de la Chimie de Paris. Cette candidature qui sera diffusée en direct sur 4 chaines de télévision, sur le site de campagne qui ouvrira spécialement à 16h30 : www.bayrou.fr et sur sa page Facebook sera la troisième du défenseur du slogan « Produire et instruire » à la Présidence de la République.  

Cette annonce intervient dans un contexte explosif, la crise de l’euro et de la dette plonge la France dans une incertitude sur son avenir. François Bayrou, qui avait alerté la possibilité de cette crise en 2007, profite actuellement d’une embellie dans les sondages et d’une crédibilité certaine dans l’opinion. A la mi-novembre, il était crédité de 46% de bonnes opinions d’après Ipsos devant Nicolas Sarkozy et derrière François Hollande (qui profitait alors de la médiatisation de la Primaires de la Gauche) et un sondage le place aujourd’hui à 9% en augmentation de +3%.

D’après un autre sondage, François Bayrou pourrait compter sur près de 29% des français, si on cumule les intentions de vote "dites sûres, et les possibles". Il peut donc bien battre Nicolas Sarkozy et François Hollande dans le cadre de la campagne de 2012.

Le discours de rassemblement du candidat face à la crise porte ses fruits et face aux hésitations du candidat Hollande et à l’impopularité du candidat Sarkozy, François Bayrou est la seule véritable alternance pour remettre la France sur les rails. Le rassemblement voulu par celui-ci a d’ailleurs bien commencé avec les cadres du MoDem : Marielle de Sarnez, Robert Rochefort, Yann Wehrling, Sylvie Goulard ou Jean-Luc Bennahmias, et ceux qui l'ont rejoint pour la présidentielle: Jean Arthuis, Alain Lambert, Bernard Bosson, Anne-Marie Idrac ou Dominique Versini.

Plus récemment encore, le président du MoDem a également reçu le soutien de l'ex-patron du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade et de l'ex-patron de presse, Jean-François Kahn.

Nous avons attendu ce moment depuis plusieurs années, la présidentielle est l’instant où l’on peut changer le système, les démocrates, modérés et surtout les français ont beaucoup à jouer dans cette élection.  Il faut avoir l’espoir que les français sauront écouter et ne s’arreteront pas au schéma préétabli que voudrait leurs fournir les médias

Si vous voulez juger la candidature de François Bayrou, vous pouvez donc voir sa déclaration en direct un peu partout, et surtout, vous pourrez participer à une interview, à 17h30, sur le réseau social Twitter ou directement sur le site de campagne du candidat www.bayrou.fr.

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Miss France 2012 : Delphine Wespiser et un bilan bien mitigé

Publié le 4 Décembre 2011 par David Guillerm dans Bretagne

Delphine-Wespiser-2-3p.jpgComme vous le savez certainement, les Jeunes Démocrates de Bretagne (MoDem) ont dénoncé ces dernières semaines l’aide financière de la ville de Brest apportée à la société Endemol pour l’organisation de l’élection de Miss France sur TF1. Nous nous devions donc de faire un bilan sur cet évènement qui s’est déroulé hier soir dans la cité du Ponant.


Les 237 000€ alloués par la ville de Brest (et l’ensemble des élus PS et UMP de BMO) à l’organisation de l’élection (par l’intermédiaire d’une subvention versée à Brest’Aim) ont été justifiés par la phrase suivante de François Cuillandre, Maire de Brest "On va avoir accès à 7 ou 8 minutes sur TF1 en première partie de soirée pour essayer de montrer les qualités de notre région".  Cependant, à l’heure du bilan, que retiendra-t-on de cette élection Miss France 2012 ?


Miss Alsace, Delphine Wespiser, a été élue Miss France 2012

La première information que l’on retiendra de cette soirée est bien sûr le sacre de l'Alsacienne Delphine Wespiser qui remplacera donc Laury Thilleman Miss France 2011. Elle devient ainsi, à 19 ans, la 65e lauréate de ce concours parmi 33 candidates.


D’ailleurs, comme le dit très bien le blogueur Kulteuro, la nouvelle Miss France nous rappelle extrêmement bien le cliché de la miss cul-cul incapable d’aligner deux phrases sans les avoir apprises par cœur alors que d’autres prétendantes auraient été bien mieux calibrées pour incarner l’image de la femme moderne et engagée.


Brest passe aux oubliettes

brest.jpgLe deuxième enseignement de la soirée, c’est bien le passage aux oubliettes de la ville de Brest durant l’émission. Nous avions donc raison de nous offusquer de l’aide apportée par la ville à une société qui a réalisé plus de 150 millions d’euros de bénéfices en 2010.


Je pense que les téléspectateurs se souviendront plus longtemps des reportages consacrés au Mexique que les quelques minutes affectés à Brest. Il n’y aura d’ailleurs eu aucune image des rues de Brest dans le reportage dédié à la ville…


Pire, les retombées directes sur la ville auront certainement été négligeables quand on sait que les Miss étaient logées dans un hôtel de la commune de Plougonvelin, Communauté de Communes du Pays d'Iroise.


Cette affaire aura été riche d’enseignement et j’espère que les justifications très confuses de la mairie de Brest n’auront pas été suffisantes pour endormir la vigilance des brestois vis-à-vis d’un Maire qui se dit PS tout comme du reste des élus de Brest Métropole Océane, UMP et PS confondus.

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Sarkozy n’aime pas vraiment l’Europe…

Publié le 3 Décembre 2011 par David Guillerm dans Europe

sarkozy.jpgNicolas Sarkozy, le Président de la République, a fait couler beaucoup d’encre ces deux derniers jours avec son discours de Toulon du 1e décembre. Cette allocution qui était proche d’un premier discours de campagne, c’est intéressé à l’Europe et à son fonctionnement, où plutôt à l’Europe dont rêve Sarkozy.

 

Ce qui est frappant dans ce discours, c’est le renoncement aux principes de la construction européenne. Avec son principe d’une Union Européenne sous forme intergouvernemental, le Président rejette  purement et simplement l’idée d’un exécutif fort européen et d’une avancée significative dans l’intégration européenne. Une nouvelle fois, Sarkozy veut que l’Europe se gère entre la France et l’Allemagne et que les décisions soient imposées aux autres membres.

 

Dans un article du magazine Le Taurillon, Fabien Cazenave nous explique le désir de Nicolas Sarkozy de prendre des décisions rapidement, sans que la Commission européenne ne soit évoquée. François Bayrou a lui aussi donné son avis sur le discours de Nicolas Sarkozy et il n’a pas hésité à descendre le Président.


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Je suis également curieux de savoir la position de l’eurodéputée Sylvie Goulard, experte sur les questions européennes. Ça tombe bien, elle sera aujourd’hui de 11h30 à 12h20 sur France 3 Bretagne dans l’émission « La voix est libre » pour discuter de la crise de l’Europe.

 

La situation actuelle me rappelle l’interview que les JDem avaient réalisée de cette femme à qui l’on doit « l’Europe pour les nuls » durant les élections européennes. Cette interview intitulée « Le plus beau projet politique de tous les temps est menacé » semble plus que jamais d’actualité.  


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Action symbolique des Jeunes Démocrates pour la Journée mondiale de lutte contre le SIDA

Publié le 1 Décembre 2011 par David Guillerm dans France

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Les Jeunes Démocrates, les membres de 16 à 33 ans du Mouvement Démocrate présidé par François Bayrou, lancent une action symbolique à l’occasion la journée mondiale de lutte contre le SIDA, ce 1er décembre 2011.


Cette année,  le thème de la journée est: Objectif : Zéro - Zéro nouvelle infection au VIH - Zéro discrimination - Zéro décès dû au sida. Les Jeunes Démocrates ont tenu à rappeler leur engagement en faveur de la prévention, du dépistage et du soutien aux séropositifs, de la recherche de nouveaux traitements mais aussi d'un vaccin et de la solidarité avec les pays en voie de développement.


Pour symboliser ce soutien et marquer cette journée, les JDem lancent ainsi un dépistage de l’ensemble de son Bureau National et l’association invite tous ses adhérents à se faire dépister.


François-Xavier Pénicaud, président des Jeunes Démocrates, se rendra dans la journée au centre de dépistage du Centre Médico Social des Figuiers, à Paris.


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Interview de l’eurodéputée Nathalie Griesbeck sur Fiertés Démocrates

Publié le 29 Novembre 2011 par David Guillerm dans Mouvement Démocrate

nathalie-griesbeck.jpgNathalie Griesbeck, eurodéputée MoDem du Grand Est a accepté de répondre aux questions des blogueurs de Fiertés Démocrates, le blog de l’association LGBT « Centr’Egaux » sur le site du magazine Têtu.

 

On apprends au fil de cette interview qu’elle travaille régulièrement sur les questions des droits des homosexuels, bisexuels et transsexuels au sein de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), qu’elle est plutôt favorable à une légalisation de la gestation pour autrui ou de la procréation médicalement assistée pour les couples de même sexe en France ou encore que la France doit s’adapter aux évolutions de la société mais aussi aux évolutions de la jurisprudence des instances juridiques françaises et européennes.

 

Pour lire cette interview, voici le lien du blog Fiertés Démocrates.


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bookBeo, communication et marketing mobile 2.0

Publié le 28 Novembre 2011 par David Guillerm dans Finistère

Comme je vous l’annonçais la semaine passée, et avec quelques jours de retard, voici le premier  billet d’une suite de portraits autour de sociétés finistériennes. Je commence donc cette série avec une interview de Sophie Le Douarin-Deniel, créatrice et dirigeante de la société bookBeo que j’affectionne particulièrement et dont je vous avez déjà parlé en 2010. Depuis cette date, de nombreux projets ont été réalisées et même récemment un petit buzz autour de vaches QR codées.


Cette interview vous permettra de comprendre le concept des QR code et de connaître les projets d’une start-up finistérienne qui a de l’avenir.

 

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bookBeo est née avec la montée en puissance des Smartphones, ces téléphones connectés à internet. Pour nos lecteurs, pouvez-vous nous faire un bref rappel de votre société et de son activité ?

 

Sophie : bookBeo est née de l'idée d'ajouter des contenus virtuels à un objet réel (au départ : le livre).


Début 2008, l'iPhone connecté au web et son système d'applications, ouvre la voie de nouveaux usages en mobilité et notamment la possibilité d'augmenter la réalité. Qu'il s'agisse d'un lieu, d'un objet, d'une brochure, où que l'on soit et à n'importe quel moment, le mobile qui tient en permanence dans notre poche nous permet d'accéder à des suppléments d'information, des jeux, des essayages ou simulations virtuelles.


Outre l'application mobile, bookBeo développe une plateforme de gestion et de création de contenus virtuels et choisit le code 2D comme lien le plus simple et le moins onéreux à apposer sur un support physique.

 

Concrêtement, comment fonctionne un beocode ?

 

Sophie : Le beoCode est un code doté de sa particule "beo" propre à bookBeo. beo est un mot breton qui signifie vivant. En effet, nous associons aux beoCodes des contenus multiples (multi-composants vidéo, photo, site web, formulaires, jeux …) et modifiables dans le temps (dynamiques).


Non seulement les imprimés prennent vie parce qu'ils sont augmentés de contenus vidéo, mais en plus, ces contenus sont modifiables en fonction de critères choisis par l'administrateur des contenus et en toute indépendance du document réel.


Ainsi, un article ou une plaquette commerciale pourvu d'un beoCode pourra porter toutes les promotions durant l'année sans être modifié.

 

 

Le Finistère a récemment lancé sa marque Finistère en partenariat avec la marque Bretagne. Vous faites partis des premières entreprises à obtenir ce label. Pouvez-vous nous en parler ? Que vous apporte-t-il et qu’est-ce que votre entreprise lui apporte ?


Sophie : bookBeo est né sur le territoire du Finistère. C'est tout naturellement que nous portons les couleurs de cette marque. Elle nous apporte la force des co-ambassadeurs de la marque. Nous lui apportons des possibilités de communication innovante et un partage accru des valeurs de la marque au niveau national et international.

 

Depuis votre lancement, vous avez signé de nombreux partenariats de prestige. A qui s’adresse votre concept ?

 

Sophie : Ce concept s'adresse à tous. Il devient pertinent et nécessaire lorsque l'information doit être contextualisé pour  être prise en compte.


ex1 : derrière un même code sur un packaging, le contenu supplémentaire est visible dans la langue du mobinaute - les consignes de sécurité sont ainsi prises en compte immédiatement.


ex2 : derrière un code dans un musée, le contenu supplémentaire est en langue des signes et destiné aux sourds et malentendants.

 

Plusieurs projets de développement au-delà des codes 2D font également partis du développement de vos sociétés comme handitag ou des bornes interactives. Pouvez-vous nous en parler ?

 

Sophie :   Le concept de bookBeo va au-delà des codes 2D. Il s'agit d'innovation dans les usages en mobilité. D'où des développements comme handitag (Réalité Augmentée pour un public handicapé) ou encore qrbrest.fr : site internet présentant une carte interactive permettant aux visiteurs de préparer leurs parcours de voyage et d'emporter les informations choisies et géolocalisées sur leur mobile.


Nous avons travaillé sur ce nouveau paradigme du touriste mobile à la demande de l'office de Tourisme de Brest qui avait identifié une demande de choix de parcours.

 

bookBeo fait partie de ces nouvelles générations de société qui se développent à la fois sur leur marché intérieur mais également à l’international. A quel niveau d’internationalisation êtes-vous ?

 

Sophie : Très tôt, dès 2009, nous avons fait une étude de marché sur le territoire japonais. C'est au Japon qu'est né le QR Code ; en 1994, et l'internet mobile est apparu dès les années 2000.


Notre solution bookBeo (plateforme-cloud de contenus virtuels, Qr Codes et application mobile) a été perçue comme très innovante et permettant une nouvelle exploitation des QR Codes dans les domaines culturels (musées, édition) et marketing (publicité mobile ciblée).


Nous avons été jusqu'à l'implantation d'un bureau au Japon, mais les événements récents nous ont obligé à étendre notre politique internationale à l'Asie du sud est, et mi-2012 nous prévoyons une étude de marché aux USA.


Nous sommes présents sur les salons internationaux (nom du salon de Singapour ?) et signons des partenariats d'affaires avec des agences locales.


Premier partenariat opérationnel depuis mars 2011 : Set Japan et le design des Qr Codes.

 

Les beocodes évoluent très rapidement et on voit déjà apparaitre des codes illustrés. Pourquoi ces évolutions ? Comment sera les codes de demain ?

 

Sophie : Le design des codes permet de donner davantage de sens au visuel et au contenu qui y est associé. Il prend dans certains cas la dimension d'un logo.


Ex : notre code beoCom et utilisé sur nos éléments de communication (site internet, page facebook, compte twitter…).


Non seulement le contenu virtuel représente une publicité vidéo pour bookBeo et un formulaire de mise en contact, mais en plus, le visuel du code nous définit comme entreprise installée au bord de la mer et affiche notre symbolique de spirale (symbole de la vie en Bretagne) qui survole au-dessus de l'eau illustrant ainsi le concept de Réalité augmentée.

 

Book Beo

Quels sont les projets de bookBeo dans les années à venir ?

 

Sophie : bookBeo a l'ambition de se développer sur des usages grand public. Nous proposons la création de contenus augmentés à associer à des objets personnalisés (badges, bijoux, photos, cartes de visite…).

Côté  futur, nous croyons à la dématérialisation des écrans et nous travaillons toujours plus sur la force des contenus virtuels qui seront posés sur des objets réels, des histoires imprimées, des lieux de visite …

Le mobile deviendra l'outil miniaturisé de projection du virtuel sur le réel.

 

Pour visiter le site de bookBeo, ça se passe par ici.


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