David Guillerm

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Faut-il retirer la nationalité française des criminels ?

Publié le 26 Avril 2010 par David Guillerm dans France

Le gouvernement a vraiment atteint le fond du trou avec cette nouvelle polémique devenue affaire d’Etat. L’histoire de ce « succès » revient à une femme voilée et un homme « polygame » qui sont tombés à pique pour appuyer le débat sur l’interdiction du voile en France. Brice Hortefeux s’est jeté sur l’occasion mais à force de zèle, il risque d’avoir planter la machine.

Bien sûr il faudra punir l’homme si la polygamie est vérifiée, bien sûr il faudra punir s’il y a eu fraudes aux allocations familiales mais certaines idioties ne méritent pas d’être entendues. Entendre le Ministre de l’Intérieur demander le retrait de l’identité française pour une affaire pareil est démago et surtout proche d’un discours du FN.

La loi est clair, pour polygamie, la peine est de 1 an d’emprisonnement et de 45 000 euros ; pour les fraudes fiscales c’est remboursement jusqu’au dernier centime. Demander le retrait de l’identité national pour pratique interdite en République française c’est ouvrir les portes d’une révolution car ils sont nombreux les français qui ne respectent pas la République : criminels, violeurs, ceux qui ne payent pas leur impôt ou planquent leur fric à l’étranger, etc. (la liste est bien longue.) 

Si on décide de ne stigmatiser personne comme le revendique le gouvernement, il faut que la loi s’applique à tout le monde et là-dessus, je ne suis pas sûr qu’il soit prêt à un tel changement. On ne peut pas modifier la loi au cas particulier sous prétexte que le jeu médiatique est là. Brice Hortefeux a une nouvelle fois décrédibilisé le gouvernement avec ces propos irréfléchis.

Pour une fois queles français semblaient d’accord pour interdire le voile intégrale comme cela est de rigueur dans de nombreux endroits du monde (dont la Mecque), cette polémique risque de fragiliser cette décision.

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Le MoDem rencontre Eric Woerth pour discuter retraites

Publié le 23 Avril 2010 par David Guillerm dans France

François Bayrou, accompagné de Marielle de Sarnez, de Jean-Marie Vanlerenberghe et de Robert Rochefort, a été le premier responsable politique a être reçu ce jeudi matin par le Ministre du Travail.


Le président du MoDem François Bayrou, reçu jeudi par Eric Woerth, a fait valoir auprès du ministre du Travail que la réforme des retraites était "urgente et inéluctable", mais qu'elle ne servirait à "rien" sans une politique "offensive" de l'emploi.


Le président du MoDem François Bayrou, reçu jeudi par Eric Woerth, a fait valoir auprès du ministre du Travail que la réforme des retraites était "urgente et inéluctable", mais qu'elle ne servirait à "rien" sans une politique "offensive" de l'emploi.

Le président du Mouvement Démocrate a mis en garde jeudi le gouvernement contre un risque de guerre sociale si la réforme des retraites n'était pas menée à bien, le poids financier que devront supporter les actifs devenant rapidement insupportable."Il faudra toucher à cette question nombre d'actifs nombre de retraités", a dit François Bayrou. "Après, la question de savoir si on touche à l'âge légal ou simplement à la durée des cotisations, c'est une question que nous avons laissée ouverte."

François Bayrou a rappelé que le Mouvement Démocrate jugeait la réforme des retraites comme indispensable, nécessaire et vitale « On ne peut pas accepter le risque de la guerre sociale entre les plus âgés et les plus jeunes qui se dessine si on ne fait rien » a déclaré François Bayrou

"Si l'on ne fait rien, dans 4 ans il faudra trouver 40 mds par an pour payer les retraites, ce qui contribue à mettre en péril le système par répartition",


La réforme devra aussi nécessairement permettre de dégager des ressources nouvelles, a ajouté François Bayrou, et "il n'est pas imaginable" qu'elles ne soient pas trouvées sur des revenus qui participent peu, en particulier les revenus financiers.

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Baleines en danger!

Publié le 23 Avril 2010 par David Guillerm dans environnement

Une nouvelle menace risque de légaliser à nouveau la chasse à la baleines. L'ONG Avaaz vient de lancer une pétition pour contrer ce projet:

 

Baleine.jpg

 

Hier a été dévoilé un projet qui pourrait légaliser la chasse commerciale à la baleine pour la première fois depuis 24 ans.

Le sort de ce projet sera déterminé en grande partie par les réactions immédiates du monde face à ce texte -- et selon nos informateurs, beaucoup de gouvernements ont prévu de soutenir le projet et d'autoriser la reprise de la chasse commerciale. C'est maintenant ou jamais que nous devons nous faire entendre pour que nos gouvernements s'opposent au texte et sauvent les baleines.

Avaaz vient de lancer une pétition urgente pour montrer à nos dirigeants que les citoyens demandant la protection des baleines, et non la chasse meurtrière à des fins commerciales. La pétition sera envoyée aux délégués de la Commission baleinière internationale chaque fois que nous atteindrons 100 000 signatures supplémentaires -- signez ici et faites suivre ce message :

http://www.avaaz.org/fr/whales_under_threat/?vl

Un consensus international fort a permis de s'opposer à la chasse à la baleine pendant des décennies -- mais cela n'a pas empêché le Japon, la Norvège et l'Islande de continuer à chasser les baleines, d'ignorer le moratoire international et d'utiliser une lacune dans cet accord en prétendant que leurs expéditions entraient dans le cadre de la "recherche scientifique". Aujourd'hui ils pourraient être récompensés par un projet de "compromis" qui rendrait légal leur activité de chasse commerciale à la baleine.

Pire encore, un certain nombre de pays suivent attentivement ce processus -- avec en arrière-plan l'idée de lancer leurs propres programmes de pêche à la baleine si le projet en discussion est accepté. En effet si le Japon, la Norvège et l'Islande peuvent chasser et vendre les baleines, d'autres risquent de demander "pourquoi pas nous?"

Il est temps de sauver les baleines -- une fois encore. Cliquez ci-dessous et faites suivre le message pour s'opposer à la levée du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine:

http://www.avaaz.org/fr/whales_under_threat/?vl

Il y a 40 ans, les baleines étaient proches de l'extinction. Mais grâce à une grande mobilisation internationale, le monde a décidé d'interdire la pêche à la baleine en 1986. Ce moratoire est une des grandes victoires du mouvement de défense de l'environnement.

Aujourd'hui, les baleines font face à de nombreuses menaces: pas seulement les harpons des chasseurs, mais aussi le changement climatique, la destruction des écosystèmes en raison de la surpêche et de la pollution, ainsi que les filets prévus pour capturer d'autres poissons. Une nouvelle vague de chasse commerciale à la baleine pourrait décimer ces créatures douées d'une grande intelligence et d'une vie sociale proche de l'humanité. Nous ne pouvons pas prendre le risque d'un tel recul.

Avec espoir, 

l'équipe d'Avaaz


SOURCES:

Informations sur la Commission Baleinière Internationale et le moratoire entrée en vigueur en 1986

Le document le plus récent rendu disponible par la CBI concernant le compromis actuellement en discussion (texte en anglais)

Un article du Devoir sur l'état des négociations au sein de la CBI

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Diwan n°2 au classement du Figaro

Publié le 22 Avril 2010 par David Guillerm dans Bretagne

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Le journal Le Figaro a fait un classement national des 1930 lycées français. Ce classement a été effectué suivant des critères concrets et définis d’entrée de jeu. Ainsi, pour mesurer l’efficacité, le figaro note sa différence:

« Pour beaucoup, l'efficacité d'un lycée tient à son seul taux de réussite au baccalauréat. Les lycées voyant tous leurs élèves de terminale ou presque obtenir le baccalauréat seraient alors les meilleurs de France. Certes, ce paramètre est évidemment important, mais il doit être relativisé, et ne pas être le seul pris à compte - notamment parce que certains établissements «provoquent» une réussite à 100% en effectuant une sélection à l'entrée puis avant l'épreuve. Ce critère compte donc pour deux cinquièmes du classement final. »

Le journal a décidé de mettre en avant la capacité des établissements à faire progresser les élèves donc les lycées sélectifs se retrouvent moins favorisés.

Les classements varient selon les journaux et les institutions mais ce qui est intéressant de noter dans celui-ci c’est la place qui est consacrée au lycée Diwan. Celui-ci se retrouve deuxième sur le classement.

Diwan s’est l’enseignement par la langue bretonne et voir que cet établissement est classé 2e au Figaro est tout d’abord extrêmement positif pour ses méthodes pédagogiques mais également pour la langue bretonne en général car c’est aujourd’hui le seul lycée Diwan qu’il existe.

Ce classement national réalisé par un journal national donne donc une nouvelle légitimité à l’enseignement Diwan ce qui sera sûrement l’occasion de booster les effectifs des écoles bilingues et de l’enseignement du breton.

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Robert Rochefort expose en vidéo les enjeux sur les retraites et la vision du MoDem

Publié le 22 Avril 2010 par David Guillerm dans France

François Bayrou rencontre aujourd'hui le ministre du travail, Eric Woerth, pour discuter de la réforme des retraites. Le moment est propice pour voir la vidéo de Robert Rochefort qui nous présente les enjeux de cette réforme et la vision du MoDem.

ROBERT ROCHEFORT - LES ENJEUX DE LA REFORME DES RETRAITES
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info internationale vidéo.
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Retraites : enfin une bonne initiative du gouvernement

Publié le 21 Avril 2010 par David Guillerm dans France

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Le gouvernement par la voix d’Eric Woerth a demandé à nos parlementaires de faire un effort sur leur régime de retraite pour plus de justice. Enfin, une situation abusive va peut être changer. En plein débat sur la réforme des retraites, le régime très spécial des parlementaires se retrouve sous le feu des projecteurs et rend les parlementaires totalement illégitimes pour réaliser la moindre réforme dans ce domaine.

On ne peut pas demander aux citoyens de faire des efforts si on s’en met soit même plein les poches. Ainsi, un mandat de 5 ans de député assure une retraite de 1 550 euros quand il faut 40 ans de cotisation dans le privé pour recevoir en moyenne cette somme.

On peut d’ailleurs s’interroger sur le fait que des indemnités soient considérées comme des salaires mais ce qui encore plus frappant c’est de constater les nombreux autres privilèges dont profitent nos parlementaires.

Nos parlementaires, toutes tendances confondues, seront difficiles à faire bouger sur ces questions car ils sont les premiers concernés mais espérons que le gouvernement et nous-mêmes, citoyens, nous arriverons à leur faire prendre conscience de ces abus de position.

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Nick Clegg, l’espoir démocrate d’outre-manche

Publié le 16 Avril 2010 par David Guillerm dans Europe

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Notre expatrié démocrate préféré s’en fait l’écho sur son blog et rejoint ainsi la presse unanime sur la prestation de Nick Clegg lors du débat télévisé l’opposant à Gordon Brown et David Cameron.

Hier avait ainsi lieu, le premier débat télévisé de l’histoire britannique avait lieu avec trois prétendants pour le poste de premier ministre. Gordon Brown, le 1e ministre actuel, David Cameron, le leader des conservateurs et Nick Clegg, celui des libéraux-démocrates (Les LibDems) se sont affrontés devant des millions de téléspectateurs.

C’est clairement Nick Clegg qui est sorti vainqueur de ce débat télé et c’est une occasion rêvée pour le parti des libéraux et démocrates anglais qui, avant débat, était déjà crédité de 20% des voix.

Dans un pays très ancré dans le bipartisme, le LibDem a réussi au fil des années à se construire et gagner en cohérence et confiance. Nick Clegg donne aujourd’hui une formidable opportunité pour ce mouvement qui, s’il ne gagne pas ces élections, deviendra de toute manière incontournable pour gérer le pays.

Ces élections outre-manche sont donc un véritable espoir pour les démocrates et pour cette voie qui se construit jour après jour dans le monde. Elle confirme l'attente des citoyens d'aller au-delà des structures classiques. Le 6 mai, nous serons nombreux à regarder vers Londres pour observer quels seront les résultats de ce scrutin.

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Casser le club très fermé du Cac40

Publié le 16 Avril 2010 par David Guillerm dans France

Nous apprenions hier que Bernadette Chirac, la femme de Jacques Chirac, ancien président de la République, va rejoindre le Conseil d’Administration du groupe LVMH qui détient la célèbre marque Louis Vuitton. Ainsi, l’ancienne première dame de France va rejoindre le club très fermé du Cac40 et me donne l’occasion de parler de celui-ci.

Non, la crise n’aura rien changé. Non, le monde très fermé du Cac40 ne se sera pas ouvert alors même que le Medef et l'Association française des entreprises privées (AFEP) appelés à des changements majeurs des pratiques des entreprises du cac40.

Les chiffres sont édifiants : 200 personnes se partagent la quasi-totalité des sièges des Conseils d’administration des grandes entreprises françaises. Cette consanguinité néfaste et étrange est précisée de manière encore plus inquiétante dans un article du journal Le Monde : Une petite centaine de personnes (98 exactement), soit 22 % des administrateurs, détient 43 % des droits de vote des sociétés du CAC 40.

Nous pouvons ainsi lire dans l’article : « La consanguinité a donc toujours cours au sein des conseils, au détriment de leur indépendance. Car, et c'est une autre spécificité française, les conseils d'administration des sociétés du CAC 40 ne se sont alignés ni sur "le modèle anglais, où les actionnaires ont des pouvoirs étendus, (ni sur) le modèle des Etats-Unis, pour ne pas citer le modèle allemand, où conseils d'administration et de surveillance sont plus indépendants et conçus comme arbitres des intérêts divergents des parties prenantes", expliquent Xavier Ragot, chercheur au CNRS, et M. Beffa, dans un article cosigné dans l'ouvrage A quoi servent les actionnaires ? (Albin Michel, 2009).

De fait, environ 60 % des sociétés du CAC 40 ont un conseil aux mains des dirigeants ; et 40 % aux mains des actionnaires, qu'il s'agisse de fonds d'investissement, d'investisseurs industriels ou de familles. Dans quatre groupes seulement, les salariés ont les moyens de faire entendre leur voix. "La vulnérabilité des sociétés françaises provient de l'absence d'un choix politique clair en termes de pouvoir actionnarial", concluent MM. Beffa et Ragot. Une raison de plus en faveur de nouvelles pratiques. »

De manière encore plus révoltante, on comprend mieux pourquoi ces personnalités passent leur temps à s’auto-congratuler, à se distribuer des parachutes dorés malgré leurs échecs et à se remplir les poches de stock-options.

Il est vraiment temps que l’Etat français fasse le ménage dans les pratiques du capitalisme sauvage et casse les cloisons que se sont créés cette élite afin d’ouvrir aux compétences et à la méritocratie les Conseils des grandes entreprises. La multiplication des sièges dans les Conseils d’administration pour une seule personne ne devrait plus être possible car il y a un véritable conflit d’intérêts.

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Régler le problème de la répartition des médecins sur le territoire français

Publié le 14 Avril 2010 par David Guillerm dans France

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L’ordre des médecins a sonné la sonnette d’alarme hier pour signaler la répartition de plus en plus inégale des médecins sur le territoire français. Cette répartition devient problématique  car l’installation de ceux-ci se fait de plus en plus dans les zones urbanisés et s’additionne à un nombre de médecins généralistes en diminution.

Vous pouvez retrouver la dépêche de l’AFP sur le sujet ici.

Nous apprenons ainsi que les mesures incitatives pour faire s’installer les médecins dans les zones en difficulté sont inefficaces comme le montrent la Région Centre ou la Picardie. Face à ces échecs, il est peut être temps de changer de stratégie.

Une année universitaire coûte plus de 8000€ par élève à l’Etat. Les études de médecine coûtent quand à elles encore plus chères. Les étudiants de médecine sont plus ou moins en contrat lors de leurs études en faisant de l’internat dans les hôpitaux universitaires.

Nous pourrions donc imaginer sur cette même base, étant donné que l’Etat paye les études de ces futurs médecins, que ceux-ci soient sous contrat pendant un certain nombre d’année. Cette méthode existe dans l’armée et pourrait très facilement être transposée.

Ainsi, un jeune médecin tout droit sorti des études pourrait très bien passer les 5 premières années de sa vie professionnelle dans une maison médicale gérée par l’Etat. Nous pourrions de cette manière régler en grande partie le problème de répartition des médecins sur le territoire.

Une solution à coupler à la première serait d’interdire enfin l’installation de médecins là où il y en a beaucoup trop !

Certaines de ses propositions ont déjà été avancées mais face à la pression du lobby des médecins, elles étaient tombées dans l’oubli. Il est temps aujourd’hui de rouvrir un véritable débat sur la question car les déserts médicaux ne sont pas acceptables.

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