David Guillerm, Candidat à Pont-de-Buis / Daoulas - Elections départementales

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Ce n'est pas demain que l'Europe sera forte

Publié le 20 Novembre 2009 par David Guillerm dans Europe


Voilà, c'est fait. C'est plié. Les Chefs d'Etat et de gouvernement de l’Union Européenne ont choisi un Président pour l’Europe. C’est une première historique mais elle est ratée ! Nous aurions pu enfin relancer l’Europe et ses instances. Nous aurions pu marquer l’histoire et face à cela, les Chefs d’Etat et de gouvernement européens ont préféré choisir des personnalités inconnues et sans charisme.

Je ne critique pas le travail de Herman Van Rompuy, actuel Premier Ministre belge et aujourd’hui Président de l’Europe. Il a sur concilier les différentes tendances dans son pays et gérer une situation difficile. Cependant, l’Europe avait besoin d’un homme fort qui puisse impulser une dynamique.

Le mode de désignation du Président a forcément poussé à cette désignation. En effet, ce sont les chefs d’Etat et de gouvernement de L’Union Européenne qui ont choisi leur Président mais ils ont décidé de prendre un Président sans charisme qui ne leur fera pas d’ombre.

Une fois de plus, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne ont raté l’occasion de marquer l’Histoire.


A lire, plusieurs articles sur le sujet:

A quoi va servir le président du Conseil européen? 

UE: un Président pour la déco

La future chef de la diplomatie européenne affirme sa légitimité.

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Le MoDem doit signer la Charte Ya d’ar Brezhoneg

Publié le 20 Novembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne


Introduction de l’Office de la langue bretonne/ Ofis ar Brezhoneg

La campagne Ya d’ar brezhoneg a été lancée en 2001 à l’occasion de l’année européenne des langues. S’adressant au départ au secteur privé, elle a rapidement montré son succès et rassemble en 2009 plus de 650 signataires.

 
En 2004, l’Office de la Langue Bretonne a ouvert la campagne aux communes. Au 1er octobre 2009, ce sont 119 communes des 5 départements bretons qui l’ont signée. Elles représentent plus d’un million d’habitants, soit un habitant de Bretagne sur quatre, de Pornic à Ouessant et de Rennes au Guilvinec.

 

De plus en plus la langue bretonne est portée par les pouvoirs publics, le bilinguisme s’enracine dans la vie publique, naturellement. Le dernier sondage réalisé par Fañch Broudig et l’institut TMO montre que les habitants de Bretagne, sur l’ensemble  du territoire, souhaitent voir la langue se développer (88% - chiffres équivalents en Haute et Basse Bretagne). Ils sont 75% à souhaiter plus de panneaux bilingues, là aussi sans distinction géographique (74% en Haute-Bretagne), et veulent également que l’enseignement se développe (83% en Basse Bretagne et 88% en Haute Bretagne). Chaque année, les trois filières d’enseignement bilingue progressent sur les cinq départements.

 

En cela également la charte concerne l’ensemble des bretons, afin de préparer pour les jeunes d’aujourd’hui qui seront les adultes de demain, une société bilingue dans laquelle ils pourront s’épanouir en dehors des murs de l’école, quelle que soit leur origine géographique. A l’enjeu d’égalité d’accès s’ajoute celui de transversalité, pour sortir la langue du domaine uniquement culturel ou linguistique. Une société bilingue signifie également de proposer un réel bilinguisme tant sur le plan de la qualité que de la quantité. Sortir définitivement des pratiques historiquement datées où la langue s’affichait comme un simple symbole, ou une marque de breizhitude, en limitant la place du breton à quelques titres, idées fortes, ou slogans, pour passer au bilinguisme adopté depuis longtemps par d’autres pays Européens, où les deux langues ont  une place équivalente, côte à côte, pour un égal traitement des Bretons quelque soit leur langue.

 

 

La langue Bretonne doit être portée par les politiques

Les institutions prennent de plus en plus la langue bretonne en compte. Nous sommes cependant loin de l’exemple des régions autonomes espagnoles ou encore du pays Basque français (30% des élèves scolarisés dans des classes bilingues).

 

La langue bretonne, si nous ne faisons rien, disparaitra. C’est tout un patrimoine régional qui est donc menacé et nous avons besoin, pour relever le défi du bilinguisme en Bretagne d’un déclic politique. Nous ne pouvons plus attendre que nos politiques répondent juste à des attentes. Ils doivent être les initiateurs et les leaders qui amèneront notre région à une prise de conscience générale en faveur de la langue bretonne.

 

Le Mouvement Démocrate est un mouvement qui prône la régionalisation. Nous défendons des régions fortes au sein de l’Europe. Il est donc normal qu’en défendant les régions, le MoDem défende également les cultures régionales.

 

J’appelle donc le Mouvement Démocrate à se donner comme objectif la signature de la Charte Ya d’ar Brezhoneg.

 

Cette signature symbolisera deux choses :

 

-La reconnaissance officielle de l’Office de la Langue Bretonne par le MoDem. Elle permettra ainsi de montrer notre engagement dans cette voie. Les élus régionaux ont voté toutes les propositions de la majorité régionale en place en faveur du breton. Ils ont voté la transformation de l’Office de la Langue Bretonne en Etablissement Publique. Nous devons aller encore plus loin et montrer concrètement notre attachement à notre langue régionale.

 

-Une prise de conscience des militants du MoDem et de tous ces sympathisants. Aujourd’hui, les élus démocrates financent, au travers des municipalités qu’ils dirigent, les engagements pour la langue bretonne en subventionnant des associations comme Diwan mais également l’Office de la Langue Bretonne elle-même.

 

Il est essentiel que nous passions à la vitesse supérieure car la langue bretonne est en danger. Nous devons mettre en place la pédagogie nécessaire au sein de nos instances ainsi que les outils qui nous permettront d’en faire la promotion (sur nos sites, tracts, affiches…).  

 

C’est un sujet dont j’avais déjà parlé lors des Elections Européennes de 2009. A l’époque, nous étions déjà en campagne et le moment n’était pas opportun mais nous entrons aujourd’hui dans une campagne régionale. C’est le moment de montrer notre engagement pour le breton avec des actes et pas seulement des paroles.

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Dernière ligne droite avant la Convention des JDem Bretons

Publié le 18 Novembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne


La 2e Convention Régionale des Jeunes Démocrates de Bretagne aura lieu ce weekend à St-Brieuc (21 et 22 Novembre). C'est le dernier moment pour s'y inscrire si vous voulez manger sur place! Et bien sûr, si vous voulez venir vous pouvez signaler votre présence sur notre site ou sur la page facebook de l'événement.

La Convention s'annonce déjà comme le début de la campagne des Régionales pour le Mouvement Démocrate de Bretagne. Profitez de l'événement pour rencontrer nos élus et en apprendre plus sur la région Bretagne avec des personnalités comme Jean Ollivro, Gilles Huet ou encore Yves-Marie Beaudet.

Visitez le site de la Convention.

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Europe-Ecologie vit dans les schémas du passé

Publié le 17 Novembre 2009 par David Guillerm dans France

Europe-Ecologie défend un combat qui nous touche tous: que l'environnement et le développement durable soient des éléments majeurs de nos sociétés. Je suis d’accord avec ce modèle et j’y adhère comme le Mouvement Démocrate y adhère depuis sa création.

Pourtant, le mouvement d’Europe-Ecologie est loin de répondre à toutes les questions et n’est peut être pas si fort qu’il semble vouloir le montrer. Aujourd’hui l’écologie est un élément que l’on retrouve dans tous les partis de France. De plus, l’alliance systématique qui s’annonce avec  le PS au deuxième tour des Elections Régionales est sans aucun doute un élément qui va vite essouffler une dynamique prometteuse.

En effet, Europe-Ecologie aurait pu permettre avec le MoDem à l’apparition d’une troisième grande voie dans la politique française, d’un troisième projet pour la France. Europe-Ecologie n’a pas fait ce choix et retombera dans l’escarcelle du PS et donc dans les schémas systématiques de la droite et de la gauche avec leur projet de société dépassé.

Retrouvez l’émission « C Dans L’Air » qui était diffusée lundi 16 Novembre et traitée du sujet.

 

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Une alliance aujourd’hui serait prématurée

Publié le 16 Novembre 2009 par David Guillerm dans France

Je tiens à répondre dans ce billet à l’article d’Orange Pressé qui m’a tagué. Orange Pressé écrivait lui-même son article en réponse à Orange Démocratique qui prône l’autonomie aux deux tours des Elections Régionales de 2010. Pour ma part, je me rapproche de la solution d’Orange Démocratique et je vais vous l’expliquer ci-dessous.

Autonome ne veut pas dire sectaire

Je ne pense pas comme Orange Pressé que l’autonomie soit le signe de l’enfermement. C’est à nous d’avoir la capacité d’ouvrir nos listes à des membres de la société civile. Notre projet doit être le reflet de nos idées mais il ne doit pas nous enfermer, il doit pouvoir rassembler des femmes et des hommes autour. La dynamique n’est pas en notre faveur mais je pense que les personnalités nationales, régionales, locales que nous avons, peuvent encore rassembler des représentants de la société et des experts.

Nous avons en fin de compte deux choix

Pour l’avenir, nous avons deux choix possibles. Soit, nous voulons changer la politique, son fonctionnement, nous désirons avant tout l’Election de François Bayrou à la présidentielle et cela à n’importe quel prix. Alors l’alliance semble logique. Soit, nous voulons que le MoDem se construise dans la durée car nous sommes convaincus de ces valeurs et nous pensons que dans le temps nous pourrons appliquer nos idées.

De plus, l’autonomie aux deux tours est logique si nous décidons de choisir cette deuxième possibilité car la Réforme territoriale est là. En 2014, nous devrons dans le cas de l’indépendance du MoDem avoir la capacité de présenter des candidats MoDem dans une élection uninominal à 1 tour dans des super-cantons. Une alliance en 2010 compromettrait donc déjà l’existence du Mouvement Démocrate pour la suite.

Un rassemblement semble prématuré

Nous devrons un jour faire réellement un choix et je pense que François Bayrou, qui veut avant tout être élu en 2012, a déjà fait le sien. Beaucoup de militants prônent également pour ce rassemblement. Je tiens à signaler certains éléments. Une alliance ne pourra pas se faire de façon anecdotique.

Elle devra se concrétiser par la suite avec un rassemblement dans une grande structure qui aura ses frontières suivant les personnalités qui la composeront : Marielle de Sarnez avec Vincent Peillon jusqu’à Robert Hue ou Corinne Lepage qui défend l’alliance Démocrate et Ecologiste.

Une alliance signera donc la fin du Mouvement Démocrate si nous voulons aller jusqu’au bout de cette logique. Il faudra créer une nouvelle structure et accepter à nouveau un chamboulement et une réorganisation autour d’un projet de société commun.

Le rassemblement aux Régionales me semble donc prématuré car aujourd’hui le choix entre une continuation du Mouvement Démocrate ou la création d’une nouvelle structure n’a pas été fait. De plus, les frontières d’un rassemblement ne sont pas encore dessinées.

Autonome aux deux tours des Régionales

Vous trouverez donc logique que pour ma part, je défendrai lors de ces Régionales, une autonomie totale car sinon nous nous privons de cette élection en 2014 suivant les choix qui seront fait par la suite.

De plus, je constate que nous avons un projet différent à défendre par rapport à l’UMP, au PS ou encore vis-à-vis des écologistes. Nous ne sommes pas d’accord avec la frange ultralibérale de l’UMP qui défend toujours plus de réduction d’impôt et de services publics. Nous ne sommes pas plus d’accord avec un PS qui ne sait plus où en est son projet et qui n’a pas une politique raisonnée des finances publiques.

En ce qui concerne les écologistes, je suis persuadé que nous défendons les mêmes choses : un développement durable de nos territoires pour un développement durable de nos sociétés. Pourtant, je crois que nous défendons plus. Nous sommes pour la démocratie de proximité au niveau local, régional et européenne; pour la défense de l’échelon régional et pour un retour de l’Homme au centre de la société.

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3 QUESTIONS À... Corinne LEPAGE

Publié le 14 Novembre 2009 par David Guillerm dans France

Pourquoi créer un club ?

Un club permet de réunir des gens qui ne viendraient pas dans le même parti politique. Il faut pouvoir sortir des structures partisanes pour permettre au plus grand nombre de travailler ensemble. Les partis sont parfois des étouffoirs. Terre Démocrate se donne comme objet de bâtir en un an un projet de société en partant de toutes les transformations qui affectent notre pays, de les relier pour les mettre en cohérence et de promouvoir des valeurs communes. Habituellement, dans un parti, des responsables réfléchissent à un projet politique avant de demander à la base ce qu'elle en pense. Là, avec ce réseau social, je propose d'inverser la donne.

Vous sentez-vous toujours bien au MoDem ?

Je peux avoir des divergences de vue avec François Bayrou. Quand des choses ne me plaisent pas, je le dis. Mais je suis vice-présidente du MoDem et pour le moment, je le suis toujours. Nous avons raté une occasion de rapprochement avec les Verts aux régionales. Je travaille désormais pour l'après, dans le but de préparer un projet alternatif pour la France.

Il n'y aura donc pas d'alliance avec Europe Ecologie à l'occasion des régionales ?

Le MoDem a fait un choix de stratégie autonome. Il me semble que le rapprochement vert-orange avait du sens, que c'était une solution alternative par rapport à l'UMP et au PS. Le MoDem n'en a pas voulu. Les Verts non plus. Il faut dire les choses comme elles sont. Mais je ne peux pas éviter que, dans un certain nombre de Régions, des partisans du mouvement Cap 21, que je préside, aient des affinités avec des candidats d'Europe Ecologie. Il y a des discussions qui se font, mais pour ma part, je suis les directives générales qui ont pu être données, même si je trouve cela franchement dommage.

Article du Figaro

Corinne Lepage lance aujourd'hui son club Terre-Démocrate (Samedi 14 Novembre) tandis que Marielle de Sarnez retrouvait dans la journée Daniel Cohn-Bendit et Vincent Peillon pour travailler sur l'éducation dans l'optique du parlement de l'alternance.

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La démission de François Bayrou fait débat

Publié le 12 Novembre 2009 par David Guillerm dans Mouvement Démocrate


Il  y a quinze jours, je lançais une idée longuement discuté avec
David Le Borgne, militant de Nantes. Cette idée exposée dans l’article considéré comme provocant et intitulé « François Bayrou ne devrait-il pas démissionner » a créé beaucoup de débat. Outre les personnes qui n’ont pas compris notre démarche, les discussions ont été, je le pense, plutôt constructives.

En effet, sur Facebook, où le débat a été le plus réactif, nous avons pu lire plus d’une centaine de commentaires et cela sans compter les discussions privées que j’ai moi-même eu avant et après la publication de
cet article.

L’idée de l’article était simple mais je tiens ici à la réexposer car je pense qu’elle n’a pas été comprise de tous. Nous avons, de façon provocante mais c’est nécessaire pour se faire entendre, lancé l’idée que François Bayrou démissionne de son poste de Président du Mouvement Démocrate.

Pourquoi François Bayrou devrait démissionner ?

Cette démission n’aurait que deux buts :

1-
     
Que François Bayrou se consacre à sa candidature aux Elections Présidentielles de 2012, de son parlement de l’alternance et bien sûr de sa stature internationale.

2-
     
Que le Mouvement Démocrate puisse se consacrer à sa construction propre au-delà d’une seule personnalité afin de présenter des femmes et des hommes capables de gérer la société et qu’il puisse se construire durablement avec le respect de la démocratie.

Bien sûr, l’idée est venue du problème que François Bayrou ne s’intéresse pas à la construction du mouvement car il pense que ce n’est pas essentiel.  De plus, les problèmes que nous avons pour exister au-delà de François Bayrou doivent être réglés. 

L’idée n’était donc pas d’éjecter François Bayrou du MoDem mais bien de lui donner les outils nécessaires pour qu’il puisse espérer un minimum pouvoir gagner aux présidentielles de 2012.

Qu’est-ce qui est ressorti du débat sur l’article ?

Les opinions des militants sur la question ont forcement été très différentes mais il ressort tout de même des idées concrètes qui devraient, je le pense, nous faire avancer. Ainsi, il est clair que la gestion du Mouvement Démocrate n’est pas bonne et qu’il faut modifier de nombreux paramètres :

1-
     
Nous devons changer la gestion interne du Mouvement Démocrate. Il y a deux possibilités, soit François Bayrou doit laisser sa place pour qu’un autre président gère le mouvement, soit il accepte de déléguer à une équipe renforcée qui se consacrera à l’avenir du parti. L’idée serait de nommer une sorte de 1e ministre qui conduirait le parti.

2-
     
Nous devons avoir une équipe de communication externe efficace avec une stratégie commune pour avoir un fil conducteur sur lequel les gens pourront s’appuyer.

3-
     
Le Mouvement Démocrate doit se décentraliser car l’attente des régions est grande. Nous sommes le parti du régionalisme, de l’Europe des Régions. Nous devons faire confiance aux régions et arrêter de tout décider à Paris. Et c’est dans cette optique que nous pourrons construire un véritable réseau de militants pour bosser les idées et travailler le terrain.

Le Mouvement Démocrate a été créé dans l’espoir de réformer la politique, de proposer un nouveau projet avec comme principaux objectifs la démocratie, le développement durable et le retour d’une société construite pour les Hommes. Aujourd’hui, l’espoir est en train de s’effacer pour de nombreux militants. Le MoDem doit réaliser un retour aux sources et repartir au combat car c’est nos idées qui doivent être celle qui géreront la France demain.

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Enquête sur les sondages de l'Elysée: Accoyer poursuit la procédure

Publié le 10 Novembre 2009 par David Guillerm dans France

Alors que Michèle Alliot-Marie a tenté de faire barrage à une commission d’enquête parlementaire au nom de la séparation des pouvoirs, le président (UMP) de l'Assemblée ne s'y oppose pas. Mais rien n'est gagné pour le PS qui réclame sa création.

Un vrai feuilleton. La procédure visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur les dépenses de l’Elysée en sondages va suivre son cours. C’est la décision prise, ce mardi, par le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) qui s’est ainsi clairement démarqué de Michèle Alliot-Marie. Un feu vert qui ne préjuge en rien, cependant, de l’aboutissement de cette requête du PS, qui fait suite à la polémique lancée cet été, lorsque la Cour des comptes a épinglé l’Elysée sur des facturations d’études d’opinion.


Accoyer a donc renvoyé la balle à la commission des Lois, qui devra notamment «se prononcer» sur l’«opportunité» ou non de cette commission d’enquête. Le président de l’Assemblée nationale n’a, par ailleurs, pas tenu compte de l’objection soulevée par Alliot-Marie: celle-ci avait jugé qu’une telle commission n’entrait «pas dans le cadre défini par la Constitution», invoquant que le pouvoir de contrôle du Parlement s’exerce sur l’action du gouvernement, pas sur celle de la Présidence.


Selon Accoyer, les «nouvelles dispositions» de la Constitution, réformée à l’été 2008, et du règlement de l’Assemblée rendent, au contraire, «quasi automatique la constitution d’une commission d’enquête, sauf opposition d’une majorité des trois cinquièmes» des députés. Il a, au passage, regretté la prise de position de MAM: «Il n’est pas d’usage que l’exécutif fasse des remarques sur la façon dont le Parlement doit se saisir de telle ou telle question!» Sans avoir, promet-il, «le sentiment que l’exécutif soit embarrassé par ce problème» de commission d’enquête sur les sondages de l’Elysée dont le budget s’est élevé à 3,28 millions d’euros en 2008.

Modification du périmètre ou «triturage»

Chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault s’est félicité de l’initiative de Bernard Accoyer qui a «parfaitement respecté la procédure» en renvoyant le projet de résolution à la commission des lois.


Pour autant, la partie n’est pas gagnée pour le PS. La commission des lois, qui pourrait statuer d’ici «deux semaines», devra opter pour une de ces trois possibilités: approuver la demande socialiste, la rejeter ou modifier son «périmètre». Un dernier scénario probable, selon plusieurs sources parlementaires, qui reviendrait à vider la commission d’enquête de sa substance. Accoyer semblait juger cette hypothèse réaliste: «Préciser la formulation de telle façon que les écueils de recevabilité puissent être écartés, pourquoi pas ?»


D’où la crainte des socialistes de voir la majorité «triturer» leur demande. «A quoi servirait que l’on ait, une fois par session, un droit de tirage» - le droit de réclamer la création d’une commission d’enquête - «si cette demande devait passer devant la commission des Lois et être vidée de son contenu?», a prévenu Martine Aubry. Ayrault, lui «espère qu’il n’y aura pas de manoeuvres».


Selon les témoins présents à la conférence des présidents qui a examiné le dossier, le patron des députés UMP Jean-François Copé s’est, lui, «profondément opposé» au principe de cette commission d’enquête: «Cela créerait un précédent extrêmement regrettable (...) Si le principe de la séparation des pouvoirs n’est pas respecté, c’est la confusion des pouvoirs et c’est le début de la dictature», a-t-il lâché à l’issue de la réunion de groupe UMP. Et le président du groupe Nouveau centre, François Sauvadet s’interrogeant «sur la recevabilité» de la demande du PS, a ainsi refusé que cette commission d’enquête «ne se transforme en inquisition de la part de la gauche, avec des finalités politiques».


(Source AFP) Liberation.fr

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Convention Régionale, le programme en avant première

Publié le 9 Novembre 2009 par David Guillerm dans Bretagne


La Convention Régionale des Jeunes Démocrates de Bretagne, ouverte à tous les militants du MoDem, se déroulera du 21 au 22 Novembre à St-Brieuc. Retrouvez ci-dessous le programme et visitez notre site pour vous inscrire.

Samedi 21 novembre 2009 :

9H30 : Accueil des participants

10H30 -11H45 :
Breizhstorming (travail par groupe sur des thèmes, puis restitution)

11H45 :
Point presse

12H00 – 13H00 :
Intervention de Bruno Joncour, Maire de St Brieuc

13H00 – 14H00 :
Déjeuner (pensez à réserver votre panier repas)

14H00 – 15H30 :
” Le développement de la Bretagne” Intervention de Jean Ollivro (Géographe, président de Bretagne prospective)

15H45 – 17H15 :
“Quels développements pour nos territoires?” Interventions d'Yves-Marie Beaudet, responsable environnement de la FRSEA Bretagne, de Gilles Huet, Délégué général d'Eaux et Rivières et d’Isabelle Le Bal (conseillère régionale)


17H30 – 19H00
:“L’agriculture en Bretagne” Interventions d’Olivier Allain (Président de la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor) et d’ Anne Marie Crolais (Conseillère régionale)

20H00
: Répartition des chambres à l’Auberge de Jeunesse

21H00
: Diner
 
Dimanche 22 novembre 2009 :

9H30 – 10H30 :
Réunion du bureau des Jeunes Démocrates de Bretagne (Ordre du Jour à venir)

10H45 – 12H00 :
Convention régionale (Ordre du Jour à venir)

12H00 – 13H00 :
Déjeuner (pensez à réserver votre panier repas)

13H15 – 14H45 :
Intervention de M. Couste de l’APLI (représentant des membres sympathisants)

15H00 – 16H30
: Table sur la consommation avec Annie Martin (présidente de l’association “Bienvenue à la ferme”)

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