David Guillerm

Blog-notes du Finistère - Politique locale - Écologie - FrenchTech - Culture

culture

Exposition "Amour - Récits d'Orient et d'Occident" - Abbaye de Daoulas

Publié le 18 Juin 2021 par David Guillerm dans Daoulas, culture

C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé l'Abbaye de Daoulas pour sa nouvelle exposition "Amour - Récits d'Orient et d'Occident".

Exposition "Amour - Récits d'Orient et d'Occident" - Abbaye de Daoulas
Exposition "Amour - Récits d'Orient et d'Occident" - Abbaye de Daoulas
Exposition "Amour - Récits d'Orient et d'Occident" - Abbaye de Daoulas
Exposition "Amour - Récits d'Orient et d'Occident" - Abbaye de Daoulas
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Langue bretonne - Nos engagements pour le Finistère

Publié le 10 Juin 2021 par David Guillerm dans Bretagne, Finistère, culture

K.L.T. - Ti ar Vro Montroulez est à l'initiative d'un questionnaire, co-signé à ce jour par une vingtaine d'associations bénéficiant de subventions de la part du Conseil départemental du Finistère. Retrouvez nos réponses à leurs questions sur la culture et la langue bretonne.

Langue bretonne - Nos engagements pour le Finistère

Da goulz ar bedeladur ez eus lorc'h er vretoned gant o identelezh ha gwall niverus eo ar re anezhe a fell dezhe e chomfe bev o yezh hag e vefe treuzkaset d'ar rummadoù o tont, peurgetket dre ar skol, adalek ar skol-vamm betek ar c'hlas termen. Setu m'eo hollbouezus perzh ur strollegezh lec'hel evel an departamant evit lakaat al lusk-se da greskiñ ha talañ ouzh an dae a zo eus ar fed adperc'hennañ hor glad boutin hag ober evel-se ma vo diorroet ar brezhoneg, ober anezhañ ur yezh vev, nerzh krouiñ enni, a aesa an ekonomiezh hag al liammoù sokial. Ur bern traoù zo bet graet e Penn-ar-Bed met kalz-kalz zo d'ober c'hoazh evit gounit an emgann evit ma vo bev hor yezh e fin ar c'hantved-mañ. War ar renk emaoc'h evit bezañ er galloud seveniñ en departamant, ha, ma tegouezh deoc'h gounit en dilennadegoù a zeu e miz Mezheven 2021, ho po divizoù mil bouezus da gemer war an dachenn-se. Se zo kaoz e c'houlennomp ganeoc'h, ni kevredigezhioù hag a gas ar brezhoneg ha sevenadur Breizh war-raok e Penn-ar-Bed, respont d'ar goulennoù-mañ da heul. Embannet e vo ho respontoù e-touez hon izili hag er mediaioù.

A l’heure de la mondialisation, les Bretons sont fiers de leur identité et souhaitent massivement que leur langue reste vivante et soit transmise aux générations futures, singulièrement par le biais de l’école, de la maternelle jusqu’à la terminale. Le rôle d’une collectivité territoriale comme le département est donc primordial pour amplifier rapidement cette dynamique et relever, pour sa part, le défi de la réappropriation de notre patrimoine commun et permettre ainsi le développement d’une langue bretonne vivante, créative, favorisant l’économie et le lien social. Beaucoup a été fait dans le Finistère mais énormément reste encore à mettre en œuvre pour gagner la bataille de la survie de notre langue à la fin de ce siècle. Vous êtes candidats à la conduite de l’exécutif départemental et vous serez amenés demain, en cas de victoire aux prochaines élections de juin 2021, à prendre des décisions cruciales dans ce sens. C’est la raison pour laquelle nous, associations de promotion de la langue et de la culture bretonnes du Finistère, vous demandons de répondre aux questions suivantes. Vos réponses seront rendues publiques auprès de nos adhérents et par voie de presse.

1- Daoust hag a-du oc'h evit ma vefe ur post besprezidant/besprezidantez gant galloudoù gwir gouestlet d'ar brezhoneg ha da sevenadur Breizh, diorren ur servij a-espres evit se, gant tud o labourat ennañ ingal ?

1- Êtes-vous favorable à une vice-présidence de plein exercice dédié à la langue et à la culture bretonnes et au développement d’un service correspondant avec du personnel permanent ?

Notre vision pour la langue et la culture bretonne est de donner les moyens financiers et humains pour les faire vivre et se développer. Surtout, nous avons la volonté d’être en capacité de fédérer les acteurs sur le département pour porter cette dynamique collectivement.

La question d’une vice-présidence ou d’un portefeuille se posera lors de la constitution de l’exécutif de la nouvelle majorité, l’essentiel sera de développer des ressources sur ces domaines en particulier. Nous y serons favorables. 

2- Emañ ar brastres 2016-2021 evit ar brezhoneg o tostaat d'an dibenn. Hag a-du oc'h evit ma vefe savet ur brastres liesvloaziek nevez, palioù nevez gantañ, gant ur budjed savet diouzh ar  palioù-se ha gwir eskemmoù etre ar servijoù evit ma vo brezhoneg en holl dachennoù a bledit gante ? Petra oc'h prest d'ober evit ma vo gwelet muioc'h ar brezhoneg er vuhez sokial, sevenadurel hag ekonomikel ?

2- Le schéma pour la langue bretonne 2016-2021 arrive à son terme. Êtes-vous favorable à l'élaboration d'un nouveau schéma pluriannuel, avec des ambitions nouvelles, un budget conforme à ces ambitions et une réelle transversalité entre les services afin que la langue soit présente dans tous vos domaines d'intervention ? De quelle manière soutiendrez-vous une plus grande visibilité de la langue bretonne dans la vie sociale, culturelle et économique ?

Le schéma pour la langue bretonne donne un cadre clair avec des objectifs de développement. Nous serons effectivement favorables à l’élaboration d’un nouveau plan d’actions pour les années à venir. Nous le savons, malgré la dynamique en cours dans l’enseignement, la langue bretonne reste menacée.

Pour la faire vivre, nous devons accélérer dans l’apprentissage des jeunes mais également des autres générations tout en insérant un usage courant dans la vie quotidienne.

Nous porterons donc, avec les acteurs (établissements scolaires publics et privés, associations et citoyens engagés dans la défense de notre langue régionale) de nouvelles ambitions et nous allouerons un budget conforme pour les atteindre. Ces actions doivent être imaginées collectivement.

Sur le plan de la politique du département, nous constatons que des réorganisations opérées sans consultation préalable, l’absence de concertation et de dialogue social, mettent aujourd’hui à mal les services et les agents territoriaux, brouillant les orientations politiques. Le changement de majorité et le retour d’un dialogue apaisé avec les 4000 agents du Finistère permettra de redonner des perspectives. Dans cette optique, nous souhaitons améliorer la transversalité entre les services.

Pour améliorer la visibilité, la politique départementale doit être construite en complémentarité des autres politiques publiques :

  • Nous nous appuierons sur les meilleurs ambassadeurs de la langue bretonne, les associations et leurs actions de sensibilisation et d’animation. Nous devons multiplier les occasions médiatiques et populaires autour de la langue,
  • D’autre part, nous nous appuierons sur les outils mis en place par l’Office Public de la Langue Bretonne et notamment la Charte Ya d’ar brezhoneg en accompagnant les communes et le secteur privé dans leurs démarches,
  • Nous continuerons à nous appuyer sur le réseau de la Bibliothèque du Finistère pour augmenter la visibilité autour de la lecture et de la sensibilisation,
  • Parce que les élus doivent être des exemples et des ambassadeurs, nous pousserons les conseillers départementaux qui ne parlent pas encore le breton, à prendre des cours. 

Nous souhaitons par ailleurs donner un nouveau souffle au Conseil départemental et notamment sa vocation politique. Avec la majorité socialiste sortante, le département n’a pas été au rendez-vous des grands combats pour le Finistère. Nous redonnerons une influence politique de notre collectivité notamment auprès de l’Assemblée nationale ou du Ministère de l’Education Nationale pour défendre le développement de moyens pour les langues régionales.

3- An tañva eus ar brezhoneg a vez roet er skolioù kentañ derez, lakaet en plas gant an departamant, a zo un doare da skignañ ar yezh e-touez ar re yaouank hag ar familhoù ha da reiñ c'hoant dezhe da vont pelloc'h, betek mont, marteze, e hentennoù divyezhek pe dre soubidigezh. Hag a-du oc'h evit ma vefe kinniget an tañva-se er c'helc'hiad 3 (1 eur ar sizhun) en holl skolioù, publik pe dindan gevrat, ha goulenn e vefe kemeret en karg gant ar Stad, evel ma vez graet e Korsika pe en Elzas ? Ha prest oc'h da gemer intruduioù kreñv, asambles gant strollegezhioù all eus Breizh, evit komz ouzh ar Stad evit ma responto d'ar goulenn-se ?

3- L’initiation à la langue bretonne dans les écoles élémentaires, mise en œuvre par le département, est un moyen de diffuser la langue auprès des jeunes et des familles et de créer l'envie d'aller plus loin en intégrant éventuellement les filières bilingues ou immersives. Êtes-vous favorable à la généralisation de l’initiation en cycle 3 (1 heure hebdomadaire) dans toutes les écoles, publiques ou sous contrat, avec demande de prise en charge par l’État comme en Corse et en Alsace ? Êtes-vous prêts, avec d’autres collectivités bretonnes, à intervenir par des initiatives fortes auprès de l’État pour répondre à cette demande ?

Oui, nous défendrons cette proposition et nous proposerons aux autres collectivités de porter collectivement ce sujet auprès de l’Etat.

3bis- da c'hortoz ken e vo lakaet an tañva-se en holl skolioù, muioc'h-muiañ a eurvezhioù brezhoneg a vez goulennet gant skolioù publik Penn-ar-Bed, ha n'haller ket ober diouzh o c'hoant abalamour d'an niver a eurioù arc'hantet gant an Departamant (334 eur). Ha lavaret sur a rit e vo kresket ganeoc'h an niver a eurioù-se evit tapout 400 eur (koust : 60 000€) d'ar bihanañ ? 

3bis- dans l’attente de cette généralisation, de plus en plus d’heures d’initiation au breton son réclamées par les écoles publiques du Finistère et ne peuvent être satisfaites du fait du nombre d’heures limites financées par le CD29 (334 h). Vous engagez-vous à augmenter ce volume horaire pour le porter à 400h (coût : 60 000 €) au moins ?

Nous mettrons en place une meilleure gestion de l’argent public au sein du département avec notamment la mise en place de contrôle de gestion. Nous estimons que des économies importantes peuvent être réalisées sur le fonctionnement.
Nous viendrons réinvestir dans les politiques départementales avec les marges de manœuvre dégagées.

Nous prenons l’engagement de porter à 400h le volume horaire financé par le Conseil départemental du Finistère. Selon les moyens dégagés durant le mandat, nous pourrons aller plus loin sur cet engagement.

4- Ha prest oc'h da lavaret e vo roet skoazelloù an departamant (skoaziadoù) d'ar strollegezhioù, embregerezhioù, kevredigezhioù hag all, gant ma vo implijet an div yezh gante, brezhoneg/galleg, evel ma vez graet evit ar pezh a denn d'an endro da skouer ?

4- Conditionnerez-vous les aides du département (subventions aux collectivités, entreprises, associations...) à l'utilisation du bilinguisme breton/français, à l'image de ce qui est pratiqué dans le domaine de l'environnement par exemple ?

C’est une idée intéressante qui devra faire l’objet d’une concertation afin d’étudier sa faisabilité.

Nous avons le souhait de simplifier les démarches, notamment pour les collectivités sur les demandes de subvention. Aujourd’hui, les démarches sont devenues lourdes et bureaucratiques.

Dans le nouveau schéma que nous proposerons, nous pourrons étudier cette idée.

5- Hag a-du oc'h evit ma vefe divyezhek brezhoneg/galleg pep tra war kement skor kehentiñ a zo en holl servijoù dindan an departamant hag en aozadurioù publik a zo tro-dro dezhañ ?

5- Êtes-vous favorable à l’utilisation systématique du bilinguisme breton/français sur tous les supports de communication de tous les services relevant du département et de ses organismes publics satellites ?

Dans le principe, la proposition peut être séduisante, mais nous devons prendre garde à l’inflation que cette démarche pourrait avoir sur le budget de fonctionnement du département.

Il nous parait pertinent de rendre l’utilisation du bilinguisme breton/français systématique sur les supports de communication à destination du public, par exemple l’édito du Président. Concernant la communication interne des services, il faudrait étudier le potentiel. Par exemple, si un courrier est à destination de 10 personnes non bilingues, on peut légitimement se poser la question. Dans ce cas présent, il nous parait plus intéressant de venir dépenser l’argent engagé pour la traduction sur des actions de plus grande visibilité.

6- Ha gallout a rit asuriñ e rofet ur plas brasoc'h d'an deskiñ brezhoneg er stummadurioù kinniget da wazourien an departamant, adal ma vezont tutet betek evit pezh a sell ouzh o raktresoù hiniennel a-fet stummadur micherel, o tibab kentoc'h doare ar c'hentelioù noz hag ar stummadurioù hir ?

6- Vous engagez-vous à donner une plus grande place à la formation à la langue bretonne à destination des agents du département y compris dans le cadre de leur recrutement et de leurs projets individuels de formation professionnelle en favorisant les formations en cours du soir et formations longues ?

Comme pour les élus, les agents sont des ambassadeurs de la politique départementale. Nous porterons donc ce sujet auprès des agents et donnerons une plus grande place à la formation à la langue bretonne.

7- Hag a-du e vefec'h evit ma vefe savet ur c'huzul « Brezhoneg ha sevenadur Breizh » a vefe bodet ennañ  galloud seveniñ an departamant hag ar c'hevredigezhioù a bled gant an danvez-se ?

7- Seriez-vous favorable à la création d’un conseil de la langue et de la culture bretonnes réunissant l’exécutif départemental et les associations représentatives ?

Le dialogue est essentiel pour faire avancer le sujet de la langue et de la culture bretonne sur nos territoires. Au sein de notre future majorité, les associations ont l’assurance d’avoir un interlocuteur dédié, qui portera un portefeuille ou une vice-présidence sur ces questions.

Nous pourrons discuter plus avant de l’opportunité de la constitution d’un tel conseil dont les contours restent à définir : quels seraient les moyens d’action ? Quels objectifs ? Quels représentants ? La collaboration avec l’Office de la langue bretonne, la région Bretagne et d’autres collectivités pourraient s’avérer propice.

Nous vous proposons de travailler sur cette proposition de manière collaborative. Notre objectif commun est de donner à la langue bretonne et à la culture régionale toute sa place à l’avenir.  

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Vous aimez le #Jazz ? Rendez-vous aujourd'hui à...

Publié le 21 Mai 2019 par David Guillerm dans culture

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Publié le 19 Mai 2019 par David Guillerm dans culture, Bretagne, France

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Publié le 15 Mai 2019 par David Guillerm dans culture

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Souveraineté, environnement, immigration et identités culturelles - 4 enjeux pour le projet européen

Publié le 25 Mars 2019 par David Guillerm dans France, Europe, futur, environnement, culture

Souveraineté, environnement, immigration et identités culturelles - 4 enjeux pour le projet européen

Il faut l’affirmer face aux multiples discours anxiogènes, l’Europe est un projet formidable qui possède de nombreux atouts mais qui doit se renouveler en profondeur.

Depuis mon premier engagement politique, je m’inscris dans la philosophie enthousiaste, ouverte et innovante du MoDem et des centristes pour la construction européenne. En 2019, il est essentiel de réaffirmer le projet qui doit nous rassembler, le "Pourquoi faire l’Europe ?" qui doit dicter nos desseins.

Se recentrer sur cette question essentielle peut ainsi nous libérer des vicissitudes européennes et créer la dynamique nécessaire pour revenir aux fondamentaux d’une Europe qui protège et défend un modèle de société dans le monde.   

Je vois quatre points essentiels sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour redonner du sens et de l’intérêt à l’Europe.

1/ La souveraineté face à l’hyperpuissance des multinationales

Beaucoup de Français remettent en cause la capacité de l’Europe à apporter un cadre de développement protégé. Ils ressentent un sentiment d’impuissance vis-à-vis d’une mondialisation non régulée dont le résultat apparaît à première vue comme davantage de libéralisme au détriment des acquis sociaux. Ont-ils vraiment tort ?

J’ai pour habitude d’affirmer que tout extrême fait naître son antinomique. Aujourd’hui, beaucoup de nos compatriotes ont l’impression de trouver une réponse évidente dans le repli et la protection des racines nationales face à un avenir flou. Cette proposition politique est d’autant plus manichéenne qu’elle est proposée par des mouvements alternatifs qui affirment un combat du peuple contre les puissants.

D’après les chiffres 2017 de l’OCDE, l’évasion fiscale des multinationales était estimée à 18 milliards d’euros en France, 47 milliards en Europe… Malheureusement, l’Union Européenne autorise légalement cette pratique. Pendant ce temps, la France est chaque année en difficulté sur la définition de son budget national…

Notre souveraineté, celle du peuple, est donc remise en cause, pas à cause de l’Union Européenne mais par l’absence de régulation du capitalisme mondialisé.

La régulation économique est le respect des règles fiscales de chaque Etats sont des pré-requis à la relance du projet Europe. La question concerne bien sûr les GAFA mais également toutes les entreprises multinationales.

2/ L’Europe peut accélérer la révolution écologique

La régulation du capitalisme est également une réponse à l’enjeu écologique de notre temps.

Il faut admettre la nécessité dans le cadre des échanges internationaux de redonner du sens au commerce mondial. Nous acceptons dans l’Union européenne des produits ne respectant ni les conditions sociales, ni les exigences écologiques que nous réclamons sur nos territoires. Cette position insensée provoque une concurrence qui ne peut qu’étouffer notre économie européenne et notre outil de production.

En redonnant à l’Europe sa vocation protectrice sur les questions environnementales et sociales, nous pourrions accélérer la révolution écologique à l’échelle mondiale. Commercer avec l’Europe obligerait le reste du monde à améliorer ses conditions sociales et environnementales.

3/ Réfugiés : apporter des réponses concrètes et une vision dans la durée

Sur la question de l’immigration mais également des réfugiés, nous devons apporter un projet qui soit concret et compris par les citoyens. Il est temps d’arrêter d’osciller sans apporter ni réponse satisfaisante, ni solution pérenne pour l’avenir. Le dernier rapport 2018 de Terra Nova et l'institut Montaigne est d’ailleurs sévère sur le droit d’asile européen.

A l’heure actuelle, nous accueillons des réfugiés, nous les logeons, les nourrissons et nous leur apportons des moyens matériels mais sans les intégrer. Le résultat est terrible dans l’opinion publique.  D’un autre côté, la population européenne est vieillissante et a besoin de forces vives.

Trois éléments semblent essentiels :

- Intégrer réfugiés et migrants : rendre obligatoire l’enseignement de la langue du pays et des valeurs républicaines ; un appel à la mobilisation nationale pourrait d’ailleurs apporter des solutions rapides et peu couteuses ; faciliter les possibilités de travailler dans le pays d’accueil.

- Être intransigeant sur le respect de la loi. Pour redonner confiance à l’opinion publique, il faut réaffirmer la bienveillance de l’accueil face à des populations qui vivent des conditions humainement terribles mais également notre intolérance aux dérapages : vol, casse, violence. Si des individus venaient à ne pas respecter nos lois et les biens publics, il faudrait les faire partir sans attendre.

- En parallèle, nos pays riches doivent absolument permettre et aider le développement social et économique des pays qui connaissent dans le monde des situations inhumaines.

4/ Faire vivre les identités culturelles dans le projet européen

Si nous voulons redonner du sens à l’Europe, je suis persuadé qu’il faut apporter une réponse au sentiment de dissolution culturelle présent dans la population. L’Union Européenne peut contribuer à la préservation des cultures nationales et régionales. Il faut l’exprimer et l’expliquer.

Je suis ainsi favorable à une Europe fédérale qui donne la capacité aux cultures et aux histoires de chacun de vivre et de se développer. Cette réflexion est particulièrement importante en Bretagne comme dans le territoire alsacien, basque, en Corse et dans de nombreuses régions plutôt europhiles de l’Union européenne. Elle semble avoir également pris une importance particulière chez les citoyens eurosceptiques qui se définissent comme Français en premier lieu.

Progressistes contre nationalistes ?

Pour ces élections européennes, ne nous trompons pas de combat. Construire un duel entre nationalistes et progressistes ne peut avoir qu’une réalité électoraliste et n’a rien d’intellectuellement censé.

La seule question auquel nous devons répondre en 2019 est "Pourquoi faire l’Europe ?".

Souveraineté du peuple, transition écologique, réponse rationnelle face aux défis de l’immigration et développement des identités culturelles européennes sont ainsi les quatre enjeux qui me semblent répondre à cette question.

 

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Lorenzo Mattotti, peintures et dessins

Publié le 21 Janvier 2016 par David Guillerm dans culture, Finistère, arts

Lorenzo Mattotti, peintures et dessins
Lorenzo Mattotti, peintures et dessins
Lorenzo Mattotti, peintures et dessins
Lorenzo Mattotti, peintures et dessins
Lorenzo Mattotti, peintures et dessins
Lorenzo Mattotti, peintures et dessins
Lorenzo Mattotti, peintures et dessins

L'artiste Lorenzo Mattotti s'est exposé cet hiver au Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture aux Capucins à Landerneau. Lorenzo Mattotti a su marquer les esprits avec ses bandes dessinées et ses couvertures de nombreux titres de la presse européenne et américaine : Télérama, Paris Match, Vanity, Glamour, The New Yorker.

 

Son sens du trait comme de la couleur est particulièrement touchant et profond. J'ai été beaucoup touché lors de la découverte de son travail. Traité avec élégance, transparence et profondeur, les thèmes universels abordés par Lorenzo Mattotti concernent tout le monde et permettent de s'évader mais aussi d'interroger et d'interpeller.

 

L'artiste affectionne particulièrement le travail avec les pastels et aime emprunter à tous les courants artistiques des XIXe et XXe siècles pour évoquer la beauté du monde mais aussi, en contre-point, la solitude des êtres, la fragilité des hommes face à leur destin.

 

Une œuvre à la fois mystérieuse et magnifique à découvrir.

Hänsel et Gretel, Mattotti, 2009

Hänsel et Gretel, Mattotti, 2009

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Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE

Publié le 9 Novembre 2014 par David Guillerm dans culture, marketing, arts

Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE
Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE
Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE
Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE
Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE
Site d'illustrations de mode HYPERMONDAINE

HYPERMONDAINE est un projet artistique piquant qui raconte à travers les péripéties de personnages haut en couleur autour de l'univers de la mode et des nouveautés culturelles. Dessiné et raconté par A. De G. HYPERMONDAINE émerveille par son style, les traits délicats de ses personnages, la richesse des détails dessinés et fait rire à la lecture des anecdotes qui y sont racontées. Jumelles rêveuses et malicieuses, mannequins fatiguées et désabusées, bourgeoises élégantes et acheteuses compulsives se croisent dans les illustrations de mode de ce projet.

 

Pour partager son travail, A. De G. m'a demandé de réaliser un site dont la ligne épurée permet de donner toute sa place aux dessins et aux textes pour se concentrer sur le travail de l'artiste et les anecdotes. Réalisé à partir d'une solution WordPress, HYPERMONDAINE met en avant dans un format Blog, les réalisations de A. De G. et permet également de retrouver son travail sur Instagram.

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15e Salon du livre insulaire de Ouessant du 16 au 20 août 2013

Publié le 16 Août 2013 par David Guillerm dans Salon du livre insulaire, Ouessant, Finistère, Bretagne, culture

15e Salon du livre insulaire de Ouessant du 16 au 20 août 201315e Salon du livre insulaire de Ouessant du 16 au 20 août 2013

L’été culturel continue en Bretagne. Rendez-vous incontournable de l’année pour les amoureux des livres et des îles, le Salon du livre insulaire de Ouessant revient pour cette nouvelle édition du 16 au 20 août avec près de 3 000 titres, 60 éditeurs et près de 100 auteurs, insulaires ou inspirés par les îles, autour du thème « L’île de l’île ».

 

En quinze ans, l'association Culture, arts et lettres des îles (Cali), fondée par Isabelle Le Bal, a réussi à créer un Salon unique en France et dans le monde consacré à la littérature des îles, d’ici et d’ailleurs, imaginaires ou réelles.

 

Isabelle Le Bal explique le thème de cette édition  « L’île de l’île ». « Pour des insulaires ou géographes, cela évoque bien sûr les îles secondes. Chaque île peut avoir une île. Cette double insularité se retrouve à Keller pour Ouessant, Inish Mor pour l’Irlande, Spinalonga pour la Crète, Lifou pour la Nouvelle-Calédonie… Parfois, cette île seconde devient prison ou léproserie. D’autres apparaissent comme un paradis ou une ville engloutie. Sous-marines ou dans les cieux, elles abritent des mystères et des personnages qu’on ne rencontre nulle part ailleurs… »

 

L’entrée du Salon est libre et gratuite. Il offre donc l’opportunité plutôt alléchante de passer une journée sur Ouessant pour trouver des livres mais aussi profiter de l’île et de ses paysages. C’est une véritable mise en contexte !

 

Tout le programme du Salon est disponible sur le site de l’association Cali et est notamment composé de l'habituel défilé dans le bourg de Lampaul en costumes traditionnels, de nombreuses conférences dont celle de l'astronaute Jean-François Clervoy sur « l'espace et l'insularité »,  mais aussi de Laure Morali, Alexis Gloaguen, Karin Huet et Anne Bihan, quatre écrivains qui ont profité des résidences d’écrivains dans l'ancien sémaphore du Créac'h sur Ouessant, d'Éric Auphan sur « la Tasmanie, l'île de l'Australie, de Gwen Catala sur la « lecture numérique »…

 

 Pour se rendre sur Ouessant, le plus simple est de faire appel à la compagnie maritime Penn ar Bed qui propose des billets aller-retour à -15% à l'occasion du salon. 

L’été culturel continue en Bretagne. Rendez-vous incontournable de l’année pour les amoureux des livres et des îles, le Salon du livre insulaire de Ouessant revient pour cette nouvelle édition du 16 au 20 août avec près de 3 000 titres, 60 éditeurs et près de 100 auteurs, insulaires ou inspirés par les îles, autour du thème « L’île de l’île ».

En quinze ans, l'association Culture, arts et lettres des îles (Cali), fondée par Isabelle Le Bal, a réussi à créer un Salon unique en France et dans le monde consacré à la littérature des îles, d’ici et d’ailleurs, imaginaires ou réelles.

Isabelle Le Bal explique le thème de cette édition  « L’île de l’île ». « Pour des insulaires ou géographes, cela évoque bien sûr les îles secondes. Chaque île peut avoir une île. Cette double insularité se retrouve à Keller pour Ouessant, Inish Mor pour l’Irlande, Spinalonga pour la Crète, Lifou pour la Nouvelle-Calédonie… Parfois, cette île seconde devient prison ou léproserie. D’autres apparaissent comme un paradis ou une ville engloutie. Sous-marines ou dans les cieux, elles abritent des mystères et des personnages qu’on ne rencontre nulle part ailleurs… »

L’entrée du Salon est libre et gratuite. Il offre donc l’opportunité plutôt alléchante de passer une journée sur Ouessant pour trouver des livres mais aussi profiter de l’île et de ses paysages. C’est une véritable mise en contexte !

Tout le programme du Salon est disponible sur le site de l’association Cali et est notamment composé de l'habituel défilé dans le bourg de Lampaul en costumes traditionnels, de nombreuses conférences dont celle de l'astronaute Jean-François Clervoy sur « l'espace et l'insularité »,  mais aussi de Laure Morali, Alexis Gloaguen, Karin Huet et Anne Bihan, quatre écrivains qui ont profité des résidences d’écrivains dans l'ancien sémaphore du Créac'h sur Ouessant, d'Éric Auphan sur « la Tasmanie, l'île de l'Australie, de Gwen Catala sur la « lecture numérique »…

Pour se rendre sur Ouessant, le plus simple est de faire appel à la compagnie maritime Penn ar Bed qui propose des billets aller-retour à -15% à l'occasion du salon.

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