David Guillerm

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Mes prévisions pour la cérémonie des Césars

Publié le 28 Janvier 2012 par David Guillerm dans culture

cesars.jpgPour sa 37e cérémonie des Césars présidée par Guillaume Canet, l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma nous a concocté une belle brochette du 7e art français. Le blogueur Kulteuro a fait ses prédictions et je vais faire de même. J’ai effectivement eu l’occasion de voir la plupart des films.


La qualité sera au rendez-vous de cet évènement qui valorise le cinéma français et nous donne l’occasion de découvrir la richesse de cette industrie culturelle. Ces nominations sont d’ailleurs l’occasion, pour ceux qui n’ont pas vu ces films, de les découvrir.


Vous retrouverez ci-dessous mes pronostiques sur les films qui recevront la célèbre récompense. Je me demande d’ailleurs, quels sont les pronostics de la scénariste Sandra Mézière et même, histoire de lancer une chaine, de quelques blogueurs politiques qui doivent être fiers du cinéma « Made in France » tels que L’Hérétique, Polluxe, Romain Blachier ou encore Jérôme Charré.


Mes favoris en couleur ci-dessous.


Meilleur espoir féminin
NAIDRA AYADI dans "Polisse"
ADÈLE HAENEL dans "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
CLOTILDE HESME dans "Angèle et Tony"
CÉLINE SALLETTE dans "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
CHRISTA THÉRET dans "La brindille"
 
affiche-tu-seras-mon-fils.jpgMeilleur espoir masculin
NICOLAS BRIDET dans "Tu seras mon fils"
GRÉGORY GADEBOIS dans "Angèle et Tony"
GUILLAUME GOUIX dans "Jimmy Rivière"
PIERRE NINEY dans "J'aime regarder les filles"
DIMITRI STOROGE dans "Les Lyonnais"
 
Meilleur scénario original
VALÉRIE DONZELLI, JÉRÉMIE ELKAÏM pour "La guerre est déclarée"
MICHEL HAZANAVICIUS pour "The Artist"
MAÏWENN, EMMANUELLE BERCOT pour "Polisse"
PIERRE SCHOELLER pour "L’exercice de l’Etat"
ERIC TOLEDANO, OLIVIER NAKACHE pour "Intouchables"


Meilleure adaptation
DAVID FOENKINOS pour "La délicatesse"
VINCENT GARENQ pour "Présumé coupable"
OLIVIER GORCE, ROSCHDY ZEM, RACHID BOUCHAREB, OLIVIER LORELLE pour "Omar m'a tuer"
MATHIEU KASSOVITZ, PIERRE GELLER, BENOÎT JAUBERT pour "L'ordre et la morale"
YASMINA REZA, ROMAN POLANSKI pour "Carnage"
 
Meilleure musique originale
ALEX BEAUPAIN pour "Les bien-aimés"
BERTRAND BONELLO pour "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
LUDOVIC BOURCE pour « The Artist"
-M-, PATRICE RENSON pour "Un Monstre à Paris"
PHILIPPE SCHOELLER pour "L'exercice de l'Etat"
 
Meilleur son
PASCAL ARMANT, JEAN GOUDIER, JEAN-PAUL HURIER pour "Intouchables"
JEAN-PIERRE DURET, NICOLAS MOREAU, JEAN-PIERRE LAFORCE pour "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
OLIVIER HESPEL, JULIE BRENTA, JEAN-PIERRE LAFORCE pour "L'exercice de l'Etat"
NICOLAS PROVOST, RYM DEBBARH-MOUNIR, EMMANUEL CROSET pour "Polisse"
ANDRÉ RIGAUT, SÉBASTIEN SAVINE, LAURENT GABIOT pour "La guerre est déclarée"
 
14842615.jpgMeilleure photo
PIERRE AÏM pour "Polisse"
JOSÉE DESHAIES pour "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
JULIEN HIRSCH pour "L'exercice de l'Etat"
GUILLAUME SCHIFMAN pour "The Artist"
MATHIEU VADEPIED pour "Intouchables"
 
Meilleur montage
ANNE-SOPHIE BION, MICHEL HAZANAVICIUS pour "The Artist"
LAURENCE BRIAUD pour "L'exercice de l'Etat"
PAULINE GAILLARD pour "La guerre est déclarée"
LAURE GARDETTE, YANN DEDET pour "Polisse"
DORIAN RIGAL ANSOUS pour "Intouchables"
 
Meilleurs costumes
CATHERINE BABA pour "My little Princess"
MARK BRIDGES pour "The Artist"
CHRISTIAN GASC pour "Les femmes du 6e étage"
VIORICA PETROVICI pour "La Source des femmes"
ANAÏS ROMAND pour "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
 

 

Meilleurs décors
LAURENCE BENNETT pour "The Artist"
ALAIN GUFFROY pour "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
PIERRE-FRANÇOIS LIMBOSCH pour "Les femmes du 6e étage"
JEAN MARC TRAN TAN BA pour "L’exercice de l’Etat"
WOUTER ZOON pour "Le Havre"
 
3934997288.jpgMeilleur réalisateur
ALAIN CAVALIER pour "Pater"
VALERIE DONZELLI pour "La guerre est déclarée"
MICHEL HAZANAVICIUS pour "The Artist"
AKI KAURISMÄKI pour "Le Havre"
MAÏWENN pour "Polisse"
PIERRE SCHOELLER pour "L’exercice de l’Etat »
ERIC TOLEDANO, OLIVIER NAKACHE pour "Intouchables"
 
Meilleur film de court métrage
"L'ACCORDEUR" réalisé par Olivier Treiner
"LA FRANCE QUI SE LÈVE TÔT" réalisé par Hugo Chesnard
"J'AURAIS PU ÊTRE UNE PUTE" réalisé par Baya Kasmi
"JE POURRAIS ÊTRE VOTRE GRAND-MÈRE" réalisé par Bernard Tanguy
"UN MONDE SANS FEMMES" réalisé par Guillaume Brac
 
Meilleure actrice
ARIANE ASCARIDE dans "Les neiges du Kilimandjaro"
BERENICE BEJO dans "The Artist"
LEÏLA BEKHTI dans "La Source des femmes"
VALÉRIE DONZELLI dans "La guerre est déclarée"
MARINA FOÏS dans "Polisse"
MARIE GILLAIN dans "Toutes nos envies"
KARIN VIARD dans "Polisse"

Meilleur acteur
SAMI BOUAJILA dans "Omar m’a tuer"
FRANÇOIS CLUZET dans "Intouchables"
JEAN DUJARDIN dans "The Artist"
OLIVIER GOURMET dans "L’exercice de l’Etat"
DENIS PODALYDÈS dans "La conquête"
OMAR SY dans « Intouchables"
PHILIPPE TORRETON dans "Présumé coupable"

Meilleure actrice dans un second rôle
ZABOU BREITMAN dans "L’exercice de l’Etat"
ANNE LE NY dans "Intouchables"
NOÉMIE LVOVSKY dans "L'Apollonide, souvenirs de la maison close"
CARMEN MAURA dans "Les femmes du 6e étage"film-le-tableau-190796.gif.jpg
KAROLE ROCHER dans "Polisse"
 
Meilleur acteur dans un second rôle
MICHEL BLANC dans "L'exercice de l'Etat"
NICOLAS DUVAUCHELLE dans "Polisse"
JOEYSTARR dans "Polisse"
BERNARD LE COQ dans "La conquête"
FRÉDÉRIC PIERROT dans "Polisse"
 
Meilleur film d'animation
"LE CHAT DU RABBIN" réalisé par Joann Sfar, Antoine Delesvaux
"LE CIRQUE" réalisé par Nicolas Brault
"LA QUEUE DE LA SOURIS" réalisé par Benjamin Renner
"LE TABLEAU" réalisé par Jean-François Laguionie
"UN MONSTRE À PARIS" réalisé par Bibo Bergeron
 
Meilleur film documentaire
"LE BAL DES MENTEURS" réalisé par Daniel Leconte
"CRAZY HORSE" réalisé par Frederick Wiseman
"ICI ON NOIE LES ALGÉRIENS" réalisé par Yasmina Adi
"MICHEL PETRUCCIANI" réalisé par Michael Radford
"TOUS AU LARZAC" réalisé par Christian Rouaud
 
Meilleur premier film
"17 FILLES" réalisé par Delphine Coulin, Muriel Coulin
"ANGÈLE ET TONY" réalisé par Alix Delaporte
"LE COCHON DE GAZA" réalisé par Sylvain Estibal
"LA DÉLICATESSE" réalisé par David Foenkinos, Stéphane Foenkinos
"MY LITTLE PRINCESS" réalisé par Eva Ionesco

3724267134.jpgMeilleur film étranger
"BLACK SWAN" réalisé par Darren Aronofsky
"LE DISCOUS D’UN ROI" réalisé par Tom Hooper
"DRIVE" réalisé par Nicolas Winding Refn
"LE GAMIN AU VÉLO" réalisé par Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
"INCENDIES" réalisé par Denis Villeneuve
"MELANCHOLIA" réalisé par Lars von Trier
"UNE SÉPARATION" réalisé par Asghar Farhadi
 
Meilleur film
"L’EXERCICE DE L’ETAT" produit par Denis Freyd, réalisé par Pierre Schoeller
"LA GUERRE EST DÉCLARÉE" produit par Edouard Weil, réalisé par Valérie Donzelli
"LE HAVRE" produit par Fabienne Vonier, réalisé par Aki Kaurismäki
"INTOUCHABLES" produit par Nicolas Duval Adassovsky, Yann Zenou, Laurent Zeitoun réalisé par Eric Toledano, Olivier Nakache
"PATER" produit par Michel Seydoux, réalisé par Alain Cavalier
"POLISSE" produit par Alain Attal, réalisé par Maïwenn
"THE ARTIST" produit par Thomas Langmann, réalisé par Michel Hazanavicius

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The Artist, le cinéma français brille à Hollywood

Publié le 26 Janvier 2012 par David Guillerm dans culture

the-artist.pngOvationné par la critique, récompensé par d’innombrables récompenses, Le succès international The Artist de Michel Hazanavicius avec notamment Jean Dujardin et Bérénice Bejo fait briller le cinéma français particulièrement à Hollywood où le film a récolté plusieurs prix aux Golden Globes et a été nominé 10 fois à la célébrissime cérémonie des Oscars.


Ce film, que personne ne voulait financer, rend un bel hommage au cinéma muet hollywoodien. Les cinéphiles ne pouvaient qu’être comblés par cette production dont la musique, l’image et le jeu des acteurs renvoient au début du 7e art. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce film lorsque je l’ai découvert.


Il donne justement l’occasion de parler de culture et de production cinématographique, grand oublié du débat politique. Le cinéma est un formidable outil de création. La France, à qui l’on doit tout de même la caméra avec les frères Lumière et également la Nouvelle Vague, est un pays cinéphile. Pourtant, le cinéma français a du mal à se renouveler et à se construire seul. On l’observe dans les chiffres, le cinéma français qui a tendance à marcher à l’international est celui qui emprunte de nombreux codes au cinéma américain.


Pourtant, la production française a de nombreux atouts, et surtout une créativité à exploiter. Le débat politique sur la culture devrait beaucoup plus prendre en compte ce thème qui est un outil puissant de communication pour valoriser l’image d’un pays. Les candidats à la présidentielle devraient se pencher sur le sujet. Je lancerai certainement plusieurs idées sur celui-ci dans les semaines à venir.


En attendant, nous pouvons nous féliciter du succès du film The Artist et je vous vous propose d’ailleurs de découvrir son synopsis si vous ne l’avez pas encore vu : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 

 


 
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L’Opérette extravagante « Le Gros, la Vache et le Mainate »

Publié le 22 Janvier 2012 par David Guillerm dans culture

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J’ai récemment profité d’une soirée au Quartz, 1e Scène National de France se situant à Brest, pour voir le spectacle « Le Gros, la Vache et le Mainate ». Durant cette période sombre où nous avons bien besoin de rire, cette comédie musicale complètement givrée menée par une brochette d’hurluberlus est un vrai moment de bonheur.

Comme le note justement le Télérama, cette pièce est "à mourir de rire ! Du pur burlesque, entre théâtre de l’absurde et cabaret. Ce spectacle est de très loin le plus réjouissant que l’on a vu depuis des lustres".
 
Je vous conseille absolument de voir cette Opérette jubilatoire, délirante et complètement tarée. De petites grivoiseries en vastes plaisanteries, le spectacle prend un malin plaisir à partir en vrille à force de pirouettes et chansonnettes plus ou moins désastreuses.
 
La tournée 2012 n’est pas encore finie, voici quelques dates, profitez de l’occasion pour vous changer les idées :

24 au 28 janvier > Théâtre de la Croix Rousse, Lyon
3 février > Relais Culturel de Hagueneau
7 au 29 février > Théâtre du Rond-Point, Paris
6 mars > Piano'cktail - Centre culturel de Bouguenais
9 et 10 mars > Le Grand R, Scène nationale de La Roche sur Yon
17 mars > La Coupole, Saint-Louis
3 et 4 avril > Maison de la Culture d'Amiens
11, 12 avril > La Halle aux Grains - Scène nationale de Blois
26 et 29 avril > Théâtre du Jorat, Mézières (Suisse)
15 mai > Scène nationale 61,Théâtre d'Alençon

 


Une pièce de Pierre Guillois
Mise en scène Bernard Menez
Assistante à la mise en scène Sophie Cusset


avec
Laurian Daire (pianiste)
Pierre Guillois
Olivier Martin-Salvan
Jean-Paul Muel
Luca Oldani
Pierre Vial


Composition musicale François Fouqué
Décors Audrey Vuong
Lumières Jean-Yves Courcoux
Costumes Axel Aust
Direction vocale Céline Bothorel
Chorégraphe Sophie Tellier
Maquillages et perruques Catherine Saint-Sever
Arrangements musicaux Laurian Daire


Production
Le Quartz – Scène nationale-Brest
Théâtre du Peuple - Maurice Pottecher de Bussang


Coproduction
Théâtre de la Place à Liège
Le Cratère - Scène nationale d’Alès
La Filature - Scène nationale de Mulhouse

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Le palmarès du 26e festival européen du film court de Brest

Publié le 15 Novembre 2011 par David Guillerm dans culture

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Je profite de ce billet pour vous présenter le palmarès du 26e festival européen du film court de Brest qui s’est clôturé dimanche dernier. Le festival aura une nouvelle fois été l’occasion de belles découvertes et de bons moments. La force du court-métrage réside plus que jamais dans son format qui lui donne l’occasion de se focaliser sur un sujet et de l’exploiter jusqu’au bout.


Des rires, des larmes et de l’émotion, cette 26e édition aura été une belle réussite pour Côte Ouest, l’association organisatrice.


Le Palmarès :


Grand prix du Film court de la Ville de Brest : Apele Tac (La rivière silencieuse), le film dramatique de Anca Miruna Lazarescu, Roumaine devenue Allemande, dont l’intérêt pour l’immigration vient de sa propre histoire.


Prix Révélation du Film court de la Ville de Brest : Deux inconnus (The Strange Ones), un inquiétant film franco-américain plein de suspense des talentueux Lauren Wolkstein & Christopher Radcliff. Mention spéciale : Lel Chamel de Youssef Chebbi.


Prix européen du Conseil régional de Bretagne : Det kommer aldrig att ga över, (Pour toujours) de la Suédoise Amanda Kernell. Une belle chronique tout en nuances et en délicatesse, en regards et en silences. Mention spéciale : Salvatore, intense film franco italien de Bruno Urso & Fabrizio Urso.


Prix du Moyen Métrage du conseil général du Finistère : Sing me to sleep (Chante-moi une berceuse) du Polonais Magnus Arnesen. L’histoire touchante d’un fils solitaire qui rassure sa mère mourante en lui présentant une petite amie, engagée pour jouer ce rôle. Mention spéciale : Baby de Daniel Mulloy, excellent film britannique, à l’image et au scénario très soignés.


Prix d’interprétation : le jeune Oliver Woollford dans Jam Today, le film charmant, juste et« légèrement autobiographique », du Britannique Simon Ellis. Mention spéciale : Shelly Levy dans Tro, hab og sex, (La prière) très sensuel film de la Danoise Emma Balcazar.


Prix décernés par les autres jurys


Prix du public : Suiker (Sucre) de Jeroen Annokkee, petit bijou d’invention et d’humour venu des Pays-Bas.


Prix Européen France 2 : La huida de Victor Carrey, un délire à l’espagnole très écrit.


Prix de la meilleure direction photo : Le Vivier, de Sylvia Guillet (Paris-Brest productions), huis-clos dramatique et fantastique très convaincant. Mention spéciale : Lel Chamel de Youssef Chebbi.


Prix Beaumarchais : Un homme debout de Foued Mansour (France) où le besoin de communiquer est associé à celui de la rédemption.


Prix du jury presse : Moski (Un vrai mec) film drôle et tendre de la Slovène Mina Bergant. Mention spéciale : Aterfodelsen d’Hugo Lilja.


Prix des passeurs de courts : Skallamann, (Le Chauve) de la Norvégienne Maria Bock, comédie musicale revigorante.


Prix du jury jeune : Sing me to sleep de Magnus Arnesen. Mention spéciale : finale de Balazs Simonyi.


Prix Canal + Cocotte Minute : Sarena Laza, déroutante histoire de Milos Tomic (République tchèque).


Prix du public Cocotte Minute : Maybe… (Peut-être), du créatif Pedro Resende (Portugal).

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26e Festival Européen du Film Court de Brest

Publié le 10 Novembre 2011 par David Guillerm dans culture

FestivalFilmCourtBrest2.jpgLe 26e Festival Européen du Film Court de Brest a ouvert ses portes mardi 8 novembre lors d’une soirée d’ouverture en Ciné-concert de Bikini Machine sur le film Desperado de Roberto Rodriguez. L’expérience, excellente par ailleurs, a sans doute pu faire sourire plus d’un cinéphile. Il faut avouer qu’ouvrir un festival consacré au court métrage avec un long métrage, c’est assez osé...


Du mardi 8 au dimanche 13 novembre, vous pouvez donc retrouver à Brest une sélection de 160 courts-métrages issus de 30 pays européens, de l'Islande à la Slovénie, en passant par la Grèce, et réalisés par les talents du cinéma de demain.


Le festival se tiendra pour l'essentiel sur la scène nationale du Quartz . Toujours organisé par l’association « Côte Ouest », ce festival est devenu au fil des années un rendez-vous emblématique de la région et de la profession.


Le festival propose plusieurs programmes spécifiques dont huit programmes de compétition européenne dédiés à la jeune création (soit 41 cours et 22 pays représentés) et une compétition « Cocote minute » qui passe outre les frontières linguistiques et de genre. On retrouve également des séances consacrés à l’animation et à des films hors normes avec les séances Brest off.

Un jury de personnalités européennes


photo_soiree_2011.jpgÀ l'image du festival, son jury officiel est composé de cinq personnalités européennes, réputées pour leur esprit d'ouverture et d'aventure. Face à 41 films en compétition européenne, ils sont cinq pour décerner cinq prix (Révélation, Grand prix, Prix européen, Prix du moyen-métrage, Interprétation). Claire Burger, réalisatrice du très primé court-métrage C'est gratuit pour les filles. Robin Foster, auteur-compositeur britannique installé en Bretagne d'où il prend, en télé, pub, ou ciné, de plus en plus d'envergure.


La Polonaise Edyta Janczack-Hiriart qui a créé, en France, la société de production Kometa films, aux tournages en Europe de l'Est. Gaia Meucci, collaboratrice des festivals de films d'Edinburgh, de Londres, de Clermont-Ferrand... Et l'Anglais Tim Redford, directeur du festival espagnol de courts-métrages Curtocircuito.


Pratique


26e festival européen du film court de Brest, au Quartz, du mardi 8 au dimanche 13 novembre. Billetterie ouverte du mardi au samedi au Quartz, de 10 h à 22 h 30 et sur www.lequartz.com. Pass festival : 35 et 45 €. Séance : 5 et 6,50 €. Programme sur www.filmcourt.fr.


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Le programme des Vieilles Charrues 2011

Publié le 12 Avril 2011 par David Guillerm dans culture

Le programme de la 20e édition du Festival des Vieilles Charrues est enfin disponible! Le Festival a vu les choses en grand pour fêter son 20e anniversaire. Retrouvez ci-desous les principaux artistes qui seront présents pour un été qui s'annonce festif! Vous pouvez également retrouver le programme sur le site du Festival en cliquant-ici ou sur l'article très complet du Télégramme.

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Jeudi 14 juillet
Scorpions, Snoop Dogg, Pulp, Jean-Louis Aubert, Olivia Ruiz, L'Orcherstre National de Barbès, Kaiser Chiefs, Yelle, The Hyènes (avec les ex-Noir Désir, Jean-Paul Roy et Denis Barthe) et Adam Kesher.

Vendredi 15 juillet

David Guetta, Stromae, Eddy Mitchell, Jack Johnson, Foals, The Bellrays et Soprano.

Samedi 16 juillet
Yannick Noah, Supertramp, Bloody Beetroots, Cypress Hill, AaRon, Two Door Cinema Club, DJ Zebra & le Bagad de Carhaix, Angus & Julia Stone, Tiga, Crystal Fighters et Family Of The Year.

Dimanche 17 juillet
Lou Reed, PJ Harvey, The Chemical Brothers, Pierre Perret, Ben L'Oncle Soul, House of Pain, Leiff Volebekk et Asaf Avidans & the Mojos.

 

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Le tweet de François Bayrou à consigner

Publié le 4 Avril 2011 par David Guillerm dans culture

François Bayrou a inauguré son compte Twitter la semaine dernière grâce à une twinterview (tchat en direct avec les twittos, les utilisateurs de Twitter) qui a été un véritable succès. En effet, durant une heure d’interview, François a reçu pas loin de 4000 questions.


bayrou.jpgLe Président du MoDem n’a bien sûr pas pu répondre à toutes ces questions durant son heure d’entretien, il a donc eu le temps d’écrire 70 tweets et le MoDem s’est chargé dans les jours suivant cette twinterview de répondre aux nombreuses autres questions.


Parmi les tweets de François Bayrou (vous pouvez retrouver l’ensemble du fil de discussion sur le site du Mouvement Démocrate), il y a une phrase de celui-ci qui m’aura particulièrement plu concernant un élément essentiel de notre patrimoine culturel.


Alors que la France prend un retard considérable sur la préservation de ses identités régionales et qu’elle ne suit pas le mouvement européen, François Bayrou a réaffirmé sa volonté de faire appliquer la charte des langues minoritaires et régionales.


@bayrou François Bayrou

« Je défends et ferai appliquer la ratification de la charte des langues minoritaires et régionales. »

 

Cet élément n’est pas nouveau et fait parti du corps idéologique de Bayrou depuis des années. Cependant, voir le Président National du MoDem réaffirmer à nouveau cette position me semble important car elle s’oppose aux positions classiques des autres partis nationaux.


Un petit rappel :

Alors ministre de l'éducation, François Bayrou avait pris la circulaire du 7 avril 1995 régissant l'enseignement des langues et cultures régionales en France qui appelait à généraliser la découverte de la langue et de la culture régionale dans chaque classe. A la tribune de l'Assemblée nationale, il  avait défendu une conception originale des langues régionales : "Les langues régionales ont une tradition, une syntaxe, une longue histoire. Lorsqu'on n'évolue pas dans une communauté où ces langues sont parlées, lorsqu'on ne les pratique pas on a l'impression qu'il s'agit de survivances. Or, elles sont au contraire au cœur de notre identité".


En 2007, alors en campagne pour la présidentiel, il avait renouveler son attachement à une ratification rapide de cette charte par la France.


 

On pourrait également signaler avec humour un autre tweet de François Bayrou. C’est celui qui répond à @carolegamelin mais celui-ci, je vous laisse le chercher sur son compte.

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Lhasa de Sela est décédée

Publié le 10 Janvier 2010 par David Guillerm dans culture

J'apprends avec beaucoup de tristesse le décés de la chanteuse Lhasa de Sela. Elle est décédé le 1e Janvier  à Montréal d’un cancer du sein. Elle avait 37 ans. Sa musique nous emporte dans des voyages fabuleux et je ne peux que vous inviter à découvrir celle-ci pour lui rendre hommage.

TV5MONDE lui rend hommage aujourd'hui en rediffusant l'émission "ACOUSTIC" qui la recevait à l'occasion de la sortie de l'album "The Living Road" (émission enregistrée le 2 avril 2004, présentée par Amobé Mévégué).

Retrouvez en fin d'article le clip "Con Toda Palabra"


timthumb.jpg

Lhasa de Sela, article du journal Le Monde:

Objet d'une affection particulière des milieux musicaux et des fans, fraternelle et nomade, la chanteuse américano-mexicaine
Lhasa de Sela est morte, le 1er janvier, à son domicile de Montréal, des suites d'un cancer du sein. Elle était âgée de 37 ans.

Née le 27 septembre 1972 à Big Indian, dans l'Etat de New York, Lhasa tenait son prénom de sa mère, américaine, en référence à la capitale du Tibet, et son nom, ainsi que la langue espagnole dans laquelle elle chantait, de son père mexicain. Ainsi Lhasa réconciliait-elle le bouddhisme du Toit du monde et les catéchumènes du Yucatan. Venue à la musique par le Québec, où elle s'était installée, elle conquit Montréal avec La Llorona, paru en 1997, ce qui lui permit de venir représenter le Québec au Printemps de Bourges la même année, section Découvertes, puis d'intégrer le label français Tôt ou Tard.


Cette enfant de la balle (une vie itinérante, neuf frères et soeurs, dont une soeur trapéziste, une autre funambule, une troisième acrobate de cirque) qui chantait dans les bars de San Francisco à l'âge de 13 ans, avait conquis les coeurs avec un album latin, aux sonorités quelque peu âpres, réalisé avec le guitariste québécois Yves Desrosiers, et riche de chansons incontournables, tel El Desierto, un tube rude comme une pomme de terre gelée, sombre et enluminé comme la cathédrale de Mexico. Elle y reprenait La Llorona (la "pleureuse", inspirée de Cihuacoalt, l'épouse de Quetzalcoatl, le Serpent à plumes des Aztèques), chanson traditionnelle mexicaine rendue célèbre par l'égérie mexicaine de Pedro Almodovar, Chavela Vargas.


Là où Vargas, et toute une dynastie de chanteuses mexicaines, pleurait le coeur dans la gorge, Lhasa ajoutait de la country, une certaine dose d'hystérie rock, et développait une voix peu commune, barrée par la respiration et des cassures volontaires. Derrière cet édifice touchant parce que fragile, Yves Desrosiers, ex-comparse du rocker québécois Jean Leloup, avait placé un tamis de banjo, de caisses claires, d'accordéon, de scie musicale, guitare hawaïenne, violoncelle, placé à la manière klezmer ou pan-bulgare.


Les textes de Lhasa, écrits en espagnol, avaient du nerf, de la graine de passion. Après le succès de La Llorona, elle s'était installée à Marseille pendant plus de deux ans pour préparer son deuxième album, The Living Road, lancé à Montréal en 2003, interprété cette fois en espagnol, en français et en anglais, et toujours teinté de ses origines bigarrées - du gospel à la ranchera.


En 2009, était paru un troisième album, Lhasa, pour lequel une tournée européenne était prévue à l'automne 2009. Mais, en raison de problèmes de santé, elle avait dû l'interrompre en mai après deux concerts en Islande et après avoir présenté son nouvel album au Théâtre Corona, à Montréal, et aux Bouffes du Nord, à Paris. Elle travaillait à un quatrième disque où elle voulait interpréter des chansons des Chiliens Victor Jara et Violeta Parra.


Lhasa avait notamment collaboré avec des artistes tels qu'Arthur H, Patrick Watson et les Tindersticks. En 2005, elle avait été sacrée meilleure artiste des Amériques aux Awards for World Music de la BBC. La Llorona, The Living Road et Lhasa se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires à travers le monde.


Véronique Mortaigne, Le Monde

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L’audiovisuel français doit faire sa révolution

Publié le 20 Octobre 2009 par David Guillerm dans culture

A l’heure où Internet entre dans nos bâtisses de façon systématique. L’audiovisuel français doit évoluer et s’est une révolution qui s’annonce. Aujourd’hui nous observons que le monde audiovisuel est en total métamorphose avec des supports qui évoluent à très grande vitesse et se rapprochent.

 

Le téléphone, l’ordinateur et la télévision sont en train de se rapprocher à une allure phénoménale. Demain, quel sera le support de diffusion privilégié ?  De plus, la vidéo professionelle, amateur et les jeux vidéos se mélangent de plus en plus.

 

L’audiovisuel n’a pas encore fait sa véritable mue. Il doit réellement s’adapter à ce nouveau mode de fonctionnement et à Internet au risque de se faire, s’il ne prend pas la mesure du fait, bouffer comme l’a été la musique. La révolution est lente et s’est seulement depuis quelques temps que de nouveaux modèles se mettent en place.

 

La VOD a fait son apparition il y a quelques années mais on observe de plus en plus le rapprochement d’entités pour plus d’efficacités. Certaines institutions ont su s’adapter efficacement aux nouveaux moyens de communication comme l’INA sur Internet.

 

Le Cinéma français n’a pas pris la mesure de l’évolution du monde numérique. Les négociations entre celui-ci est Canal +, chaine qui diffuse largement des films, ont commencé avec de la tension dans l’air. Pour que le Cinéma ait un pas d’avance, c’est avec des nouveaux supports de diffusion comme Dailymotion qu’il devrait traiter car l’avenir se prépare aujourd’hui !

 

Je suis persuadé que les modèle de diffusion de demain ne ressembleront en rien à ceux d’aujourd’hui et il est temps que l’audiovisuel français en soit le premier initiateur s'il veut avoir son mot à dire dans cette révolution.

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