David Guillerm

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Le pape découvre les bienfaits du préservatif !

Publié le 22 Novembre 2010 par David Guillerm dans Monde

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Ce weekend, nous aurons vécu un joli coup de communication autour d’un nouveau livre d’entretiens sur le pape et l’église intitulé "Lumières du monde - le pape, l'Eglise et les signes des temps" et qui sera publié à partir de mardi.  En effet, dans celui-ci Benoît XVI fait un grand pas pour l’église concernant sa position sur l’utilisation du préservatif.


Enfin, le pape admet enfin l’utilisation du préservatif dans les rapports sexuels. Il réduit cette position à des cas spécifiques et « exceptionnels » mais malgré cette frilosité, nous pouvons nous féliciter de cette avancée majeure pour l’Eglise.


Les réactions à cette déclaration ne se sont pas faites attendre et les fidèles sont plutôt contents de cette heureuse avancée qui marque le désir de modernisation du Vatican (même si beaucoup de représentants des instances du Vatican ont cru bon d’atténuer un peu les propos du pape).


Les Jeunes Démocrates ont réagi à l’annonce du pape dans un communiqué de presse afin de se féliciter de cette avancée mais également pour émettre des réserves quand aux personnes visées par cette déclaration et particulièrement concernant l’ « homme prostitué ».


Cette annonce du pape est une bonne chose car elle marque un changement de doctrine de l'Eglise.De plus, elle poussera certainement de nombreux fidèles de l’Eglise dans le monde et notamment sur le continent africain, très touché par le fléau du Sida, à se protéger contre les MST et donc à contenir leurs propagations.


Il est important de rappeler que le seul moyen aujourd’hui d’éradiquer le Sida est de se protéger reste le préservatif (et mine de rien, d’être fidèle !).

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Nissan veut doper les conducteurs à la vitamine C

Publié le 1 Août 2010 par David Guillerm dans Monde

nissan-sentraEtonnante actualité dont nous fait par le constructeur automobile Nissan. Celui-ci veut nous construire la voiture de demain qui alliera sécurité et bien-être. Au programme, vous retrouverez une climatisation à la vitamine C, des sièges chauffants et apaisants et un purificateur de l’air intérieur de l’habitacle.

C’est une drôle d’idée que de vouloir projeter en pleine face des conducteurs de la vitamine C pour lui « hydrater la peau ». Certains diront « on n’arrête pas le progrès » mais je crois que nous pouvons légitimement nous poser des questions sur un tel projet. Si l’objectif marketing est clair avec un positionnement très « lifestyle » comme il l’appelle, je crois que les départements de recherche et développement des constructeurs automobiles devraient mettre leurs ressources dans le développement de climatiseur propre pour avoir justement cette orientation marketing.

Enfin, c’est toujours amusant de voir quels projets farfelus peuvent avoir les grands groupes mondiaux même si ces projets restent très souvent plus de la communication que du développement réel.

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Un G20 pour (presque) rien‎

Publié le 28 Juin 2010 par David Guillerm dans Monde

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Cela ressemble fort à un coup d'épée dans l'eau. Réunis samedi et dimanche, les pays du G20 ont décidé... de ne rien décider. Le sommet de Toronto, qui devrait coûter 1,2 milliard de dollars (960 millions d'euros) aux contribuables canadiens, est certainement la rencontre la plus stérile du genre depuis le début de la crise : il a accouché d'une déclaration d'intention des plus consensuelles.

 

Quarante-cinq heures de négociations ont été nécessaires pour s'accorder sur la nécessité de renforcer la reprise économique tout en réduisant les déficits publiques. Deux objectifs pas forcément compatibles à très court terme mais destinés à rapprocher les États-Unis et l'Europe. L'Union européenne a clairement marqué un point en obtenant d'inscrire dans le texte commun la nécessité de "réduire d'au moins de moitié les déficits d'ici 2013 et de stabiliser ou de réduire les ratios de la dette publique au PIB d'ici 2016". Mais plus qu'un objectif contraignant, il s'agit d'une déclaration de bonne intention, comme l'a reconnu Nicolas Sarkozy à demi-mot. Le Japon, dont la dette atteint 200 % du PIB, a d'ailleurs obtenu une dérogation...

 

Quant à la Chine, elle aussi repart du Canada sans avoir rien lâché. Très critiquée à cause de la sous-évaluation de sa monnaie par rapport au dollar, elle a réussi à éviter tout engagement contraignant sur l'appréciation du yuan. Le texte mentionne prudemment la nécessité " d'accroître la flexibilité du taux de change dans certains marchés émergents". 

 

Pas de taxe bancaire et financière

 

La réforme financière attendra également. Aucun coup d'accélérateur n'a été donné à Toronto. La déclaration finale ne fait que reprendre les objectifs fixés lors des sommets précédents (cadre de réglementation robuste, supervision financière efficace, évaluation internationale transparente et l'examen par les pairs, la surveillance des institutions financières d'importance systémique). L'idée d'avoir recours à une taxe financière et bancaire portée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est tout simplement abandonnée même si l'Europe peut la mettre en oeuvre seule. "Ce qui est déjà extraordinaire, c'est qu'on ne nous empêche pas de le faire et ça fera tache d'huile", s'enthousiasme Nicolas Sarkozy. Le Président oublie de dire que le G20 n'est pas un gouvernement mondial et qu'il ne peut en rien obliger certains pays à prendre ou ne pas prendre des mesures...

 

Consciente tout de même de la pauvreté du sommet de Toronto, la présidence française s'est employée tout le week-end à en minimiser la portée, le qualifiant de sommet "de transition". "Les temps étant plus apaisés, il est normal qu'on rentre dans des G20 à connotation moins dramatique", a fait valoir Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas prendre des décisions historiques à chaque fois, mais chaque fois, c'est important de discuter". En réalité, le président français pense déjà aux prochains G20. Après le sommet de Séoul en Corée du Sud à la mi-novembre, c'est lui qui prendra pour un an les rênes du G20. À Toronto, il a assuré se préparer "activement" à ce mandat, et a déjà programmé une tournée chez ses principaux membres à l'automne. "Je veux essayer d'obtenir les résultats les plus audacieux possibles", car "le G20 doit imposer des grands desseins, une vision", explique-t-il. Ce n'était clairement pas le cas samedi et dimanche.

 

Le Point.

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Shangai brille de 1001 lumières

Publié le 30 Avril 2010 par David Guillerm dans Monde

La plus grande Exposition Universelle jamais organisé ouvre ses portes demain à Shanghai (1e mai). L'occasion est parfaite pour regarder les merveilles que les architectes du monde ont construit pour l'évènement (189 pavillons de pays). Voici une vidéo qui présente l'ouverture et vous pouvez regarder d'autres images dans cet article,dans le clip officiel de l'expo ou tout simplement sur le site officiel français. 

  

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Planète : la société civile ne peut plus compter que sur elle-même, par Corinne Lepage

Publié le 23 Décembre 2009 par David Guillerm dans Monde

Tout d'abord, soyons clairs. C'est un échec sur toute la ligne et il n'y a même pas de quoi sauver la face. Il n'existe aucun accord puisque les 192 nations réunies à Copenhague n'ont fait que prendre acte d'un texte sans l'approuver. Il n'y a aucun accord puisqu'il n'y a aucun engagement. Aucun objectif précis dans la lutte contre le réchauffement climatique n'est fixé pour 2050, et a fortiori pour 2020. Et contrairement à ce qu'a annoncé le président Sarkozy, les trois annexes jointes au texte accepté par vingt nations ne seront pas remplies puisque aucun accord n'a été signé.

C'est un échec humiliant pour l'Europe puisque le président Obama, qui n'a pas été à la hauteur de son prix Nobel, a présenté ce pseudo-accord aux Européens après l'avoir négocié avec la Chine, l'Inde et le Brésil. Non seulement l'Europe s'est révélée incapable de parler d'une voix et d'avoir sa place, mais encore elle apparaît comme à la traîne, alors qu'elle est en réalité, parmi les pays industrialisés, la seule à avoir pour le moment réalisé des efforts concrets. Enfin, pour ceux qui, comme le président Sarkozy ou
Gordon Brown, croyaient pouvoir endosser l'habit de sauveur de la planète, l'échec est encore plus retentissant.


Il est évident que tout ou presque est à recommencer. Personne - à commencer évidemment par tous écologistes sincères - ne doit se contenter de lancer des invectives et de désigner des responsables. Chacun doit repenser la stratégie pour ne pas laisser le champ libre aux fossoyeurs organisés de Copenhague et d'une partie au moins de l'humanité.


Eviter que ce fiasco se transforme en succès pour les climato-sceptiques, les pétroliers et autres lobbys - dont la cupidité, l'esprit de rentier, et pour certains le simple ego, l'emportent sur tout, y compris leur simple intérêt d'être humain, responsable, ne serait-ce qu'à l'égard de leur propre famille - à l'instar du patronat d'un grand pays industrialisé fêtant au champagne au Bella Center, vendredi soir, l'échec de la convention ou du premier ministre du Canada qui se dit très heureux de l'échec ? La réponse est dans la révolte, le refus de toute résignation et l'action organisée des citoyens et consommateurs.


Eviter que les débuts d'une économie verte, qui pourrait jouer un rôle majeur dans la transformation du monde, même si ce n'est pas la solution unique, ne se fracassent devant une incertitude des politiques publiques à venir ? La réponse est dans la responsabilité sociale des entreprises, le développement de la consommation responsable et les nouveaux comportements qui encourageront les entreprises dans cette voie.


Eviter que les engagements financiers à l'égard des pays en développement, à commencer par l'Afrique et l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis), même s'ils n'ont pas été formalisés dans un accord, soient oubliés, à commencer par l'Europe qui a besoin de redorer son blason. La réponse est dans le changement d'attitude à l'égard de l'Afrique, en particulier, pour rétablir la confiance en tenant à la virgule les promesses faites et en assurant réellement les transferts de technologie et la réalisation d'opérations concrètes.


Il est désormais clair qu'il n'est plus possible de faire confiance aux politiques, devenus des hommes d'affaires et non des responsables politiques, pour reprendre l'expression du président brésilien Lula, pour résoudre les problèmes du monde. Le court terme et les visions géostratégiques l'emportent sur le fondamental : notre survie.


Il restera de l'année 2009 que les dirigeants du monde ont été capables de sauver les banques et de leur allouer des milliers de milliards de dollars sans contrepartie, mais ont été incapables de mobiliser quelques dizaines de milliards de dollars pour éviter la disparition de zones entières, l'exode de millions de personnes, l'accroissement de la famine et de la pauvreté de millions d'autres ou les conséquences humaines des phénomènes extrêmes. Et même, puisqu'ils semblerait que cela soit la seule donnée qui compte, la perte de centaines de milliards de dollars, puisque c'est le coût du réchauffement, réévalué récemment par Lord Stern.


Il faut donc changer de gouvernance et le gouverneur Schwarzenegger l'a clairement exprimé. Ce n'est pas dans les couloirs de Washington, a-t-il affirmé, mais dans les grands mouvements sociaux, citant le mouvement des femmes ou de la résistance à la guerre du Vietnam, que se font les grands changements. Au fiasco de Copenhague, il faut opposer les réalisations présentées par les villes et régions, dans toutes les régions du monde qui, elles, changent le monde concrètement. Les technologies existent. Restent à trouver les financements en particulier dans le Sud.


La société civile ne peut désormais plus compter que sur elle-même pour assurer son avenir, et c'est cette gouvernance qu'il convient d'organiser. Notre qualité de consommateur doit être utilisée pour choisir en fonction de nos objectifs généraux. Et si la Chine décide de refuser des efforts et exporte son carbone en considérant qu'il doit être mis à notre débit, la réponse est simple : refusons ses produits et achetons-en d'autres fabriqués à proximité ou issus du commerce équitable. Ce que les politiques occidentaux n'ont pas été capables de faire, les consommateurs, s'ils le décidaient réellement, pourraient le faire.


De même, décidons d'encourager les entreprises socialement et environnementalement responsables en favorisant leurs produits au détriment des autres. Un mouvement de grande ampleur en ce sens est indispensable, et il ne pourra se faire qu'avec une alliance entre les grandes associations de consommateurs, les ONG oeuvrant pour le développement et celles qui agissent pour le climat. Il est indispensable que le monde de l'écologie au niveau national comme au niveau international fasse sa mue pour sortir de l'activisme qui lui est parfois reproché et devienne un véritable acteur.


Cela ne suffira évidemment pas. Face à des politiques obsédés par leur pouvoir national et refusant toute supranationalité qui, seule, pourrait permettre un droit international de l'environnement et des organes de contrôle et de sanctions, y compris juridictionnels, la société civile doit impérativement trouver la parade. Un certain nombre d'acteurs politiques le souhaitent, et le désespoir à Copenhague des représentants des petites îles ou du président du Tchad pleurant sur la disparition du lac Tchad si la température montait de 1 degré en témoigne.


Mais surtout, nous devons impérativement rétablir la confiance avec le Sud, ce qui implique de restaurer notre crédibilité. La facture de Copenhague vient payer les promesses non tenues de l'aide publique au développement, les choix de la Banque mondiale d'ordre plus politique que climatique, la toute-puissance des lobbys économiques et pétroliers qui ne veulent pas perdre leur rente pétrolière et ont su investir là où il fallait avec un cynisme parfait.


C'est à tous ceux qui veulent, ensemble, mûrir pour trouver, pour la première fois au monde, une solution universelle, de trouver de nouvelles voies de travail en commun. Cela impliquera de dépasser la colère et l'amertume, d'accepter de se remettre en cause, y compris pour les défenseurs du climat, et de trouver les voies nouvelles de la gouvernance du XXIe siècle.


Corinne Lepage
est vice-présidente du MoDem, présidente de CAP21 et eurodéputée.

Sur LeMonde.fr
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Copenhague: un "gâchis" qui laisse l'Europe plus marginalisée que jamais, selon le MoDem

Publié le 20 Décembre 2009 par David Guillerm dans Monde

"Après de longues années de travail préparatoire, l'échec de Copenhague est un immense gâchis. L'absence totale de l'Union européenne dans la dernière ligne droite, laissant en tête à tête la Chine et les Etats-Unis, aura pesé lourd. Les chefs d'États et de gouvernement européens ont dans cet échec une part de responsabilité", a jugé Mme de Sarnez dans une déclaration à l'AFP.


Le sommet s'est achevé "sans engagements contraignants pour les pays industrialisés, sans garanties de ces mêmes pays à l'égard des pays les plus pauvres qui sont ceux qui subissent en première ligne le réchauffement climatique, et sans système fiable de mesure des efforts entrepris", selon elle.


"Le texte adopté par certains à Copenhague apparaît plus que jamais comme un accord a minima, largement insuffisant, et de surcroît non légitime et non consensuel. Les ONG ont été laissées de côté, ignorées. Or, rien ne peut se faire de durable sans mobilisation citoyenne", a-t-elle ajouté.


"Je forme le voeu que de cet échec surgisse enfin une volonté européenne, seule à même de faire contrepoids dans l'avenir aux deux grandes puissances que sont les USA et la Chine, et seule à même, je l'espère, de se montrer exigeante et exemplaire quand l'avenir des générations futures est en jeu", a conclu Mme de Sarnez.

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Un milliard d'affamés : on en parle quand ?

Publié le 8 Décembre 2009 par David Guillerm dans Monde



Action Contre la Faim vient de lancer une campagne dont vous avez peut-être vu les premiers spots à la télévision, intitulée "Je Déj, je donne" permettant de faire don de Tickets-restaurant.

Retrouvez le dossier avec toutes les informations sur le sujet ici

Et visitez le site de la campagne de l'ONG ici.

Vous pourrez également retrouver le bilan des trentes ans de l'ONG avec les chiffres et les réalités de la faim dans le monde.
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La température monte avant Copenhague

Publié le 7 Décembre 2009 par David Guillerm dans Monde

Le Nouvel Obs

A
compter de lundi, et pour deux semaines, les yeux de la planète seront sur Copenhague. Mais la conférence des Nations unies sur le climat, annoncée à grands renforts de tambours et censée orchestrer la lutte contre le réchauffement, pourrait se contenter d'accoucher d'une souris.

Le sommet s'ouvre le 7 décembre et se clôt le 18. Les délégations de 192 pays y discuteront, avant qu'une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement s'y retrouvent pour la phase finale des pourparlers, dont on espère qu'ils déboucheront sur un accord, en vue de succéder au Protocole de Kyoto de 1997, qui arrive à échéance en 2012.


Le metteur en scène est Yvo de Boer, le "Monsieur Climat" de l'ONU, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les Changements climatiques (CCNUCC). Il se veut optimiste, tablant sur "un tournant historique dans la lutte contre le changement climatique".


Les désaccords sont si nombreux, notamment entre pays riches et pays pauvres rassemblés en "G77", que les parties ont renoncé à voir Copenhague déboucher sur un texte à valeur contraignante. La conférence pourrait en revanche produire un accord politique fixant le cadre pour la poursuite des discussions, en vue de la signature formelle d'un traité l'année prochaine.


Copenhague se concentre donc sur deux grands axes centraux: la fixation d'objectifs chiffrés pour le contrôle des émissions de gaz à effet de serre (GES) -et ce y compris de la part des Etats-Unis et des grands pays émergents, principaux pollueurs- et la détermination de la somme que les pays riches sont prêts à débourser pour aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement.


Sous le dôme de l'ultra-moderne Bella Center de Copenhague, les délégués plancheront aussi sur d'autres aspects du dossier, plus techniques et moins politiques: comment protéger les forêts, comment mesurer les émissions, comment fixer les règles pour les "crédits-carbone", comment faire appliquer un accord.


Vendredi, Washington a fait monter la pression: la présence annoncée de Barack Obama pour la clôture du sommet, ultime ligne droite des négociations, laisse espérer une issue favorable...


Depuis Rio en 1992, qui appela à la limitation des émissions de GES, les négociations internationales sur le climat avancent en effet à la vitesse de l'escargot.


Il aura fallu cinq années pour aboutir au Protocole de Kyoto qui fixa des objectifs contraignants pour 37 nations industrialisées. Mais ce texte a été rejeté par les Etats-Unis et la résistance américaine pendant les huit années de la présidence de George W. Bush ont bloqué toute avancée.


La planète, elle, n'a pas attendu. L'Organisation météorologique mondiale devrait confirmer à Copenhague que la première décennie du XXIe siècle a été la plus chaude jamais vue.


Et ce réchauffement semble plus rapide qu'envisagé. Les températures augmentent de 0,19 degré centigrade par décennie, et deux fois plus vite encore dans le Grand Nord, où la glace de mer de l'Arctique fond à des vitesses record, menaçant de disparition les ours polaires, espèce emblématique de cette mort lente.


Usines, automobiles, combustion des forêts: la présence humaine produit 29% de plus de dioxyde de carbone qu'en 2000, étouffant une planète dont l'atmosphère n'a jamais contenu autant de CO2 en deux millions d'années, selon le Global Carbon Project.

Si ce rythme d'émissions se poursuit, d'ici 2060, les températures pourraient avoir gagné quatre degrés centigrades de plus que les niveaux pré-industriels. Un réchauffement qui précipiterait encore les perturbations climatiques: sécheresses et tempêtes, maladies tropicales, inondations, disparitions d'espèces...


Cette peur rassemble 15.000 délégués, experts et organisations environnementales à Copenhague. Mais aussi des militants réclamant plus de "justice climatique". De crainte de troubles, des centaines de policiers sont mobilisés dans l'habituellement paisible capitale danoise.


Autour de délégués s'écharpant à huis-clos, Copenhague déploiera également tout un festival de causes ou d'opinions, où les "croyants", emmenés par Al Gore, Nicolas Hulot ou le prince Charles, affronteront les "sceptiques", qui jugent les premiers alarmistes et doutent de la gravité du changement climatique.


Les promesses chiffrées laborieusement avancées avant Copenhague déçoivent chercheurs et pays pauvres: les scientifiques estiment qu'il faut d'ici 2020 réduire les émissions de 25 à 40% sous les niveaux de 1990, pour que le réchauffement soit contenu dans la limite de deux degrés supplémentaires.


Les promesses de l'Union européenne s'en approchent (l'UE s'engage pour au minimum 20%). Aux Etats-Unis, où l'arrivée aux commandes de l'administration Obama avait réveillé les espoirs de déblocage, le président démocrate, coincé par son Congrès, envisage une réduction de 17%, mais sur la base de 2005.


Pour la première fois, le monde en développement, exonéré à Kyoto, a avancé ses propres propositions. Les annonces des grands pays émergents, parmi les plus pollueurs au monde, pourraient débloquer la situation: la Chine et l'Inde ont promis de ralentir l'augmentation de leurs émissions, mais pas plus, et de l'aligner sur la croissance de leurs économies.


Mais tous ces efforts mis bout à bout ne font pas le bonheur des scientifiques: selon une dernière étude, les cibles de réduction avancées par les pays industrialisés produiraient tout de même un réchauffement global de plus de trois degrés centigrades à l'horizon 2100. AP

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Le Mouvement Démocrate jusqu'en Asie

Publié le 6 Décembre 2009 par David Guillerm dans Monde


Je pose régulièrement depuis quelques temps, la question de la place internationale du MoDem. Le MoDem fait parti d’institution plus grande avec un rayonnement plus global comme le
Parti Démocrate Européen ou encore l’Alliance mondiale des Démocrates avec les USA et bien d’autres.

Pourtant, quelle place a réellement le MoDem dans le monde ? Est-il connu ? Avons-nous nous aussi un gros travail à faire pour nous faire connaître comme le fait l’UMP dans les pays d’Europe et du monde?

Et bien j’ai été récemment étonné par quelqu’un que je fréquente régulièrement. En effet, les échanges internationaux des établissements scolaires nous ouvrent souvent les yeux sur la réalité telle que la perçoivent les étrangers.

C’est lors d’une discussion avec une Hongkongaise que j’ai découvert que le Mouvement Démocrate était connu jusqu’à cette contrée d’Asie. C’est avec une certaine surprise d’ailleurs que j’ai appris que cette ville de 7 millions d’habitants était gérée par des Démocrates !

Le MoDem est donc connu beaucoup plus loin que notre seul continent. Cela nous montre que quelque chose c’est réalisé lorsque notre mouvement a été créé. Pourtant, nous ne devons pas relâcher nos efforts. Nous devons, tous les partis démocrates du monde, nous unir afin d’être plus solidaire et plus efficace pour défendre nos idées.

Je terminerai cette note avec un clin d’œil à Kit-Ling, ma collègue qui m’a signalé qu’elle envisageait de faire son mémoire de dernière année universitaire sur François Bayrou et le Mouvement Démocrate.

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